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samedi 4 janvier 2014

Les poilus de L'ame II

Les Inscriptions Multiples

Trente six individus « bénéficient » d'une inscription multiple, deux se retrouvent même sur 3 Mam différents :
Berthier Marcel Armand, se retrouve sur les Mam de Châlette, Pannes, St Maurice /Fessard.
Josselin Gaston Henri quand à lui est inscrit sur ceux de Châlette, Pannes, Montargis.
Je n'ai pas recherché pour chaque individu s'il y avait une inscription sur un Mam autre que celui des communes prisent en compte dans l'étude. Cependant ce cas peut exister, comme pour Anceau Louis Gabriel qui est porté sur les Mams de Chalette, Pannes, et celui de Corbeil en Gâtinais.
Une fois ces inscriptions multiples repérées, nous avons éliminé les doublons, en ne gardant pour les exploitations ultérieures qu'une fiche par poilu.
Après ce travail , il nous reste 844 Morts pour la France inscrits sur les 15 Monuments des communes formant l’Agglomération Montargoise et des Rives du Loing.

Provenance Géographique

Grâce à la fiche MpF, on peut déterminer non seulement la Commune de naissance mais aussi le département, premier critère de notre analyse. Deux fiches ne nous ont pas permis de retrouver la commune, par suite notre échantillon porte sur 842. Nos poilus viennent de 32 départements différents.
Le Loiret, sans surprise, en enregistre 722 soit plus de 85 %, nous reviendrons sur ceux si pour en faire une analyse par canton.
Trois départements, La Seine (25), l' Yonne (22) , La Seine et Marne( 15), suivent le Loiret, départements proche , pour ne pas dire limitrophe du Loire La seine, étant « proche » par les communications par voies ferrées, deux lignes aboutissent à Paris.
Entre 5 à un seul individus se répartissent sur les 28 restants. L'un d'entre est né en Algérie, à Mostaganem plus exactement. La carte ci contre illustre la dispersion de ces provenances
Quelques provenances nous interpellent, la Haute Garonne, les Hautes Alpes, sont franchement pas sur une ligne de communication naturelle avec Montargis. De même, les Côtes du Nord, que sont venus faire ces 4 bretons dont 2, à vingt ans habitaient la région montargoise puisque leur bureau de recrutement est Montargis !
Comme ces Chti, des départements du Nord et de la Somme et du Pas de calais, dont deux seront « recrutés » par des bureaux de la Seine (n° 2, 4), leur dernier domicile est Paris, ou la Chapelle/Aveyron(45), Beuvrages près de Valenciennes. Un seul est domicilié à Montargis. Quel est le lien qui les amènent à figurer sur nos Mams. L'un est Capitaine, d'un régiment, le109 RI (en 1914 casernement Chaumont) au moment de son décès, sans lien apparent avec le Montargois, son dernier domicile connu est Paris. Fut'il un moment un officier du 82e RI ? Et par ce fait honoré par la ville de Montargis.
Ou encore ces deux « Bordelais » dont l'un est capitaine, l'autre soldat. Si pour le Capitaine la réponse est simple, il fut enregistré au bureau de Montargis à 20 ans et son dernier domicile est notre ville, pour le soldat, on peux rester perplexe.
Cette question ne sera pas facile à résoudre, leur fiche matricule pourrait nous y aider avec la notion des différents domiciles transcrit. Pour le moment cette recherche ne m'est pas possible.
Un des éléments de réponse tient sans doute à des facteurs économique, et aux industries qui prospèrent en ce début du siècle dans l'agglomération, dont l'un des grand pôle d'attraction des ouvriers est l'usine Hutchinson à Châlette.

mercredi 20 novembre 2013

Le carré militaire de Montargis (breve présentation)

Le cimetière de Montargis abrite un carré militaire ou plus de 312 personnes sont inhumées. Si ce carré contient des sépultures de tous les conflits, la grande majorité date de la première guerre mondiale.





Quelques données factuelles sur les sépultures.

La grosse majorité des tombes proviennent du 1er conflit mondial. Cependant tous les inhumés  ne sont pas de nationalité française.
Un belge, deux ressortissant du Commonwealth, six russes, les malgache, tunisien, et indochinois sont des soldats de nos anciennes colonies. Parmi les 25 dont on a pas la nationalité un grand nombre sont des travailleurs nord africains déplacés pour les dures besognes à l'arrière du front.
les deux tombes du Commonwealth sont répertoriées en tant que telles à l'entrée du cimetière.

Sur les deux cent soixante français répertoriés,  une recherche sur le site de mémoire des hommes a été faite pour retrouver leur fiches MPF, à ce jour 170 seulement ont été retrouvés.

Cela nous permis de retrouver la date de leur décès et de présenter le tableau des années de décès, Sans surprise les 5 derniers  mois de l'année 1914 sont les plus désastreux. Puisqu'en 5 mois on a le double des décès de l'année 1918 ou presque le double de 1915 année horrible pour le nombre des attaques afin de rompre le front.

Sur ces 170 fiches, 168 porte la mention hôpital au moins et souvent le n° de l'hôpital complémentaire.
31 fiches ne donnent pas de nom particulier, l'hôpital temporaire n°1 n'existe pas à Montargis, erreur de transcription?
Deux lieux nous interpellent, en effet 3 poilus sont déclarés décédés à la gare, on peut penser qu'en fait ils sont morts durant le transport et que leur décès a été constaté en gare ou  l'infirmerie de la gare.
Un autre décès est constaté à l'infirmerie du dépôt du 169 Ri, en fait un établissement scolaire.





Sur ce tableau ci dessus, on a la liste des hôpitaux leur capacités en lit, et la date de début de leur mise en service.



Leur localisation dans la trame des rues montargoises, comme on le constate, assez loin de la gare.
De quoi sont morts nos chers poilus ?
Ce qui frappe dans le tableau ci dessus, c'est l'inversion des causes entre le début de la guerre et la fin.
En 1914 la principale cause de décès est, les suites de blessure, 6 fois plus que des maladies. Sur le front, on empaquette et on évacue sur les hôpitaux de l'arrière. pas d'antiobiothérapie, pas de transfusion, pas de nettoyage chirurgical des plaies, résultat: gangrène, infection, choc ....
Le premier décès avec mention Mort pour la France:
Adrien Léon Fouich né le 12/06/92 à Monzac (34) du 61e RI décède des suites de ses blessures le 03/09/14 à l'hôpital de Montargis. il a 22 ans. Il repose au rang 5 1ere tombe du carré militaire.
Le dernier décès  :
Henri Félix Eluard né en 1898 en Seine et Marne (Pupille de Seine et Marne) du 82 RI décède des suite de maladie le 21/07/1919 à L'hôpital de Montargis. Il a 21 ans, a t il vraiment combattu ?
En 1918 c'est surtout la marque de la grippe et ou des pneumonies. une étude plus fine nous permettrait sans aucun doute de mettre cet aspect en évidence.


J'ai renoncé pour le moment à faire une synthèse des unités qui sont représentés, trop grande variétés.
 Un certain nombre d'emplacement sont vides, sans doute des tombes relevées. je n'ai pas fait l'histoire de ce carré faute d'accès aux archives municipales .
Dans la liste, on trouve un interprète des prisonniers de guerre, les tombes des soldat allemands décédé a Montargis ont été transférées sur Orléans en 1939, je n'ai à ce jour aucune information sur les prisonniers de guerre allemand dans la région montargoise.

Il reste encore beaucoup a faire et à découvrir dans les archives locales concernant les hôpitaux du Montargois et les poilus de 14-18.

le carré un jour de novembre

Nous aborderons d'autres aspect de cette époque, dès lors que les sources nous serons accessibles, en particuliers en essayant de lever les doutes sur ceux que nous n'avons pas pu retrouver sur le site mémoire des hommes, ou sur le fonctionnement de ces hôpitaux temporaires.
Vous pouvez si vous le souhaitez, consulter le relevé des tombes de ce cimetière sur le site Mémorial Genweb  >>ICI<<

vendredi 25 octobre 2013

Le 59 RIT et le nauftage du Gallia (2)

La relation dans la Presse Nationale

Les moyens de communications de l'époque ne sont pas ceux d'aujourd'hui, pas d'internet, ni TV, pas de radio et de grand reporter. De plus toute la communications des faits de guerre est contrôlée par les autorités, la presse est caviardée ; il suffit de voir les blancs dans les colonnes des grands quotidiens. Le drame a lieu de 4 octobre, le 5 les premiers rescapés sont récupérés, ce n'est que le 10 octobre soit 6 jours après la catastrophe que la nouvelle est diffusée par la presse nationale.
Le ministère de la guerre, et celui de la Marine ont affiché la nouvelle et communiqué les premières listes de disparus et ou de rescapés.
echodeparis sur Imagesia
Quelques quotidiens n'en parlent pas, comme l’Intransigeant, ou le Siècle, ce jour là, la Une est disputée par trois thèmes majeurs, La Somme et les Anglais, Verdun, et surtout la guerre sous marine , avec les attaques de navires marchand au large des États Unis. C'est souvent le même texte, à savoir le communiqué de la Marine et du Ministère de la guerre.

dimanche 13 octobre 2013

Le 59 RIT et le nauftage du Gallia (1)

1915, les armées à l'ouest sont enterrées dans leurs tranchées, les alliés sur l'impulsion de Churchill, créent un nouveau front dans le ventre mou de l'Europe.

vers_salonique sur Imagesia
Ce sera l'expédition contre le détroit des Dardanelles, qui se termine par un échec.
Le corps expéditionnaire va être redéployé sur la Grèce et installé à Salonique pour mener les attaques vers le Nord. Sous la responsabilité du Général Sarail, un nouveau front contre les Bulgares et les empire centraux est créé, en remontant la vallée du Vardar. Ce front ne s’éteindra qu' à la fin 1918.
Pour le soutien et le transport des troupes sur ce front de l'orient, une flotte de navires marchands et de paquebots va être réquisitionnée en plus des moyens de la Marine. Compte tenu de l'éloignement il faut pour un cargo de cette époque une dizaine de jour pour faire la traversée entre Toulon et la baie de Salonique.
Risque supplémentaire, des hordes de sous marins allemands attendent leur proies au débouché de la Sicile.


vendredi 3 mai 2013

Support Santé XX les ravages de la grippe

Couté Désiré Maria :
Il est né à Dordives , dans le canton de Ferrière, Son père est cultivateur à Pannes
 Au moment de son conseil de révision, Il est lui même domicilié à Pannes au bourg et exerce le même métier que son père. Il mesure 1.69 et a les yeux vert.

1erdragonb sur Imagesia

il va faire son service militaire dans le 1er régiment de Dragons à Joigny. Il est incorporé le 16 Novembre 1900.

dimanche 28 avril 2013

Les tribulations d'un Zouave en Gatinais

Parmi nos 52 poilus inscrit sur le Mam de Pannes, il y en a qui ont parfois des parcours singuliers,
Fernand Picard en est un exemple:

Picardseiche sur Imagesia


Il est né à Seichebriere, dans la foret en plein coeur de la forêt d'Orléans le 2 septembre 1879.



 En 1876 la commune compte 169 habitants. Son père Désiré et sa mère Deschamps Alexandrine y ont sans doute résidé avant d'aller à Nibelle 8 km environ au  nord.
A vingt ans , au moment de son conseil de Révision, il habite avec sa mère à Nibelle, son père est à ce moment décédé.

picardnivelle sur Imagesia


Il y est domestique de ferme (ouvrier agricole). Il mesure 1.56, de petite taille donc, et a les yeux bruns. Il a acquis au moins le niveau du certificat d'étude primaire. En 1896 trois ans avant son départ a l'armée, Nibelle compte plus de 1100 habitants. 10 fois plus que son village natal!

Il est appelé au service militaire le 22 novembre 1900 au 2eme Zouave ; il y arrive le 25 novembre. Il va faire la campagne de maintien de l'ordre en Algérie. Basé à Oran, Il va pas aller en Chine se battre contre les Boxers , mais participera à plusieurs opérations en Kabylie, Béchar et Beni Abbes, Berguent (Maroc).
Il est renvoyé dans ses foyers le 19 Octobre 1903. De la, date sa première résidence à Pannes où il y reste 2 ans.

PicardPannes sur Imagesia


Césarville du 31 décembre 1905 au 26 mars 1906. chez Mr B...(illisible)

Pannes du 26 mars 1906 au 16 mars 1908 au hameau de Montbonnin. 
Pannes compte alors plus de 1000 habitants. Au hameau de Montbonnin deux grosses fermes mettent en valeur les terres et le reste des vignobles avoisinants.
Il résidera en tout 4 ans à Pannes.

Levallois-Perret du 15 mars 1908 au 26 juillet 1908 .Deux domiciles successifs dans cette ville, rue du bois, rue Victor Hugo). la rue Victor Hugo est proche des faisceaux des voies ferrées de la grande gare parisienne St Lazard. Ses domiciles successifs sont il des hôtels garnis?  Aujourd'hui il ne reste rien des immeubles de cette époque. Que fait il pendant ces 5 mois dans la région parisienne ? à la recherche d'un travail en Usine ? De création récente, 1866, la ville compte en 1906 plus de 61000 habitants.

Picardlecoudray sur Imagesia

Le Coudray du 28 juillet 1908 au 19 avril 1909 ( Le Coudray Montceaux près de st Fargeau Ponthierry). En 1906 la commune compte 600 habitants, traversé par la Seine, elle l'est aussi par la ligne de chemin de fer d'Orléans. Si le Coudray est plus bourgeois (résidence secondaires), Montceaux lui est franchement agricole 

Puis Chevannes à partir du 19 avril 1909 , au sud de Corbeil Essonne, chez Mr Mouillot. Chevannes se trouve au sud ouest du Coudray a environ 5 km à vol d'oiseaux.
Dernier domicile transcrit sur sa fiche matricule.

picardcehvannes sur Imagesia

Chevannes sera la commune ou il résidera le plus longtemps, plus de 5 ans.
Ces périodes ressemblent fors à des périodes de « louage » d'un ouvrier agricole.
4 grosses exploitations exploitent plus de 50 %  de la superficie de la commune. Plus de 150 hectares sont dévouées aux cultures de betteraves sucrières ou d'alcool.

Il part rejoindre le 21 régiment d'infanterie coloniale le 14 Août 1914. à Paris (Fort d'Ivry).  Il a 35 ans , dés lors ses pérégrinations sur tous les fronts se feront au hasard de ses affectations qui furent nombreuses et variées durant les 4 années de guerre. (voir sa fiche individuelle).

picardaffect sur Imagesia


En octobre 1917 il est renvoyé à la distillerie de Chevannes (Mr Douchain), placé en sursis d'appel, du 24 octobre au 2 février 1918, sans doute pour assurer la campagne  betterave à alcool de cette distillerie. En juillet 1918 il est gazé au trou Bricot en Champagne et bénéficiera de 20 jours de convalescence. Les passera t'il à Chevannes. Il se fait tuer à la lisière d'Orfeuil le 4  octobre 1918, un mois avant la fin des hostilités.
Il est enterré au Cimetière militaire d'Oofeuil tombe N°712.
Il est inscrit au monument aux morts de Chevannes avec les 13 autres poilus et celui de Pannes en compagnie de 52 autres.
Il n'est pas porté sur ceux de Nibelle, et Seichebriere.

vendredi 4 janvier 2013

Support santé VIII les suites de maladie contractée...


Garnier Casimir

il est né le 4 mars 1877 à St Germain des prés, petite commune dans la vallée de l'Ouanne, affluent du Loing à une dizaine  de km de Montargis. Au moment de son conseil de révision il habite Chatillon Coligny, où il y exerce la profession de domestique, c'est à dire ouvrier agricole. En Janvier 1908 il est domicilié à Pannes au hameau de st Catherine.
Classe 1897, il fait son service militaire au 4 eme bataillon de chasseur à pied à St Nicolas de Port en Meurthe et Moselle. En 1907 dans la réserve, il est affecté au 30 e RAC d'orléans.
Mobilisé en Août 1914 il arrive le 6 du même mois au 45eme RAC à Orléans ,
Depuis 1910, le 45eme est à la caserne Du Portail,  Orléans, du nom du général du même nom, cette caserne pas loin de la cathédrale, n'existe plus aujourd'hui.

Je ne sais pas à quelle batterie il appartient, mais son régiment va suivre le 5 eme corps d'armée.
Il embarque dès le 6 août, et le 8 août débarque à Lérouville. Participe à la bataille des frontières vers Longwy, puis à la retraite vers Bar le duc ( carte du 45 RAC).

Afficher 45e Rac aout sept 14 sur une carte plus grande
Dès le 16 septembre le régiment est positionné en Argonne autour de Clermont, et participe aux combats sur Vauquois, Boureuilles, il ne quittera pas le secteur de l'année 1915.
Le 2 mars 1915 Casimir passe au 5eme escadron du train des équipages de Fontainebleau. Lui aussi basé dans le secteur de l'Argonne. 
Hannoteauargonnevauq sur Imagesia

Le Quartier général du 5 eme escadron est à Noiremont, au dessus de st Menehould. Compte tenu de la diversité et de l’éclatement des missions , il nous difficile de localiser Casimir plus précisément durant cette période jusqu'en septembre.
Le 23 septembre de cette même année il est affecté au 2e groupe d’aviation de Lyon et part pour l'armée d'orient le lendemain.
Gaudron3 sur Imagesia Il est affecté à l'escadrille 89 qui se regroupe avant son départ à Lyon Bron.  « L’escadrille C 89 S est rassemblée à Lyon le 11 octobre 1915 sous les ordres du capitaine pilote Franck Delanney, composée de 6 autres pilotes et 4 observateurs.
Les appareils sont des Caudron G 3 (6 exemplaires), et la lettre « S » de son nom indique qu’elle est destinée à servir en Serbie, pays alors attaqué en tenaille par les troupes germano-autrichiennes et bulgares ».


Embarquée le lendemain à Marseille sur le Duc d'Aosta, navire italien.
Le 19 octobre 1915, elle débarque à Salonique après 7 jours de voyage.
Pendant 10 jours, l'escadrille va remonter ses avions Caudron 3 et installer le parc d'aviation et le camp Allatani au sud est de Salonique.
canmpsalonique2 sur Imagesia

Il va séjourner avec son escadrille de ce mois d'octobre à juillet 1916 et la suivre dans ses déplacements. Il remplit les fonctions de conducteur de voiture hippomobile.
Saloniqbaseaeri sur Imagesia
Pendant les deux derniers mois de 1915, à la frontière de la Serbie, puis à Topcin jusqu'en mai 16 avant de remonter à Sinet Issar près du lac d'Anatovo.
En juillet son escadrille, semble affectée par une épidémie ; puisque l'on dénombre14 hommes de troupe sur 92 à l'hôpital le 1 juillet.
Il entre le 1 juillet à l’hôpital temporaire N° 7 , ou il décède 5 jours plus tard. Maladie contagieuse ? Pic paludéen comme beaucoup de soldat à Salonique? L'exploration de son dossier médical qui dort à Limoge nous apporterait sans doute la solution. Il a 39 ans.
salohopmal sur Imagesia
Hôpital N°7 credit ministère de la culture

Cependant, entre 3 sources d'informations, sa fiche MPF, le carnet de comptabilité de l'escadrille 89 et sa fiche matricule, il existe des divergences de dates et de lieux.
Sur sa fiche MPF il décède le 6 Juillet.
Sur sa fiche matricule , le 8 juillet à l'hôpital n°8 de Salonique.
Dans le carnet de comptabilité le 6 Juillet à l'hôpital n° 7.
Compte tenu des erreurs de transcription sur les fiches matricules je préfère garder la date du 6 juillet , 2 sources, et l'hôpital n° 7 compte tenu de la proximité de la source.

En janvier 1916, A. Laveran écrit une notice rédigée à l'attention de l'Armée d'orient : » le Paludisme est endémique dans une grande partie de la Grèce.... et l'on doit craindre que notre armée campée dans les environs de Salonique, soit éprouvée par cette redoutable maladie ». Les mesures qu'il préconise ne seront pas prise en considération par les cadres régimentaires, il faudra attendre 1917 pour qu'elles soient appliquées avec force. 

quininesal sur Imagesia

Malgré ces connaissances, lors de la Première Guerre mondiale sur le théâtre des Dardanelles, le
paludisme bloqua pendant 3 années tout offensive des forces britanniques, françaises ou germaniques (12, 13). En dépit d’une chimioprophylaxie et de moyens de protection efficaces à sa disposition, l’armée d’orient en 1916 subit 60 000 cas de paludisme et dut rapatrier 20 000 hommes.


mardi 18 décembre 2012

Support santé VII les suites de maladie contractées ...


Eugéne Leblanc

Il est Né au Bourg de Pannes, où son père, Pierre Leblanc, exerce le métier de charron, rouage essentiel dans la vie d'un bourg agricole au même titre que celui de forgeron.
Il se marie en 1902 à la Selle sur le Bied à 15 km au nord est de Montargis avec Célestine Pasquier.
Il a 38 ans au moment de la Mobilisation.
Pas de fiche matricule à ce jour, il est de la classe 1908.
Appartenant au 5 eme escadron du train des équipages, son parcourt va être assez difficile à retracer. « Le Train des Équipages étant essentiellement l'arme des transports, c'est-à-dire que toutes les unités ont toutes eu pour mission d'effectuer des transports, depuis ceux des blessés ramassés sur la ligne de feu, jusqu'aux 75 ou aux 210 apportés aux batteries.
Ces transports peuvent se grouper en deux catégories
1° Transports de denrées de ravitaillement et de matériels divers :
Compagnies de CVAD et de CVAX.
2° Transports de blessés. — Compagnies divisionnaires.
en 1914 le 5eme etem est encaserné a Fontainebleau, et dépend du 5e corps d'armée.
En effet tout dépend de la compagnie à laquelle il a été affecté si on regarde l'historique du 5 eme. . En relisant les JMO de cette période on pourrait deviner dans quelle région de France il se trouvait avant son évacuation sur l’hôpital de Lunel. Seul son dossier médical aux archives de Limoge nous permettrait d'y voir plus clair, travail que je n'ai pas fait.

Hannoteauargonnevauq sur Imagesia

En Août septembre 1915. le 5 e corps est déployé en Argonne.

Le JMO du Directeur de Santé nous permet d'extraire les données suivantes jours par jour et par période pour le mois d'Aout.


Entrants Evacués
période Blessés Malades tt Blessés Malades tt
1 – 5 266 446 712 229 392 621
6 – 10 298 559 857 294 441 735
11 – 16 156 565 721 140 421 561
17 – 21 184 394 578 167 278 445
21 – 25 197 671 868 191 182 373
26 -31 209 577 786 169 547 716

Si on regarde les totaux, on remarque que les malades représentent 71 % des entrants dans les formations sanitaires du 5e corps, plus des 2/3. La proportion de malades évacués sur les malades entrant s’élève à 70 %.
Dans les deux dernières périodes, le directeur signale 14 cas d'angine diphtérique duement diagnostiquée par examen bactériologique. Mais il ajoute à chaque fois que les cas sont isolés dans diverses unités sans lien entre elles. 4 cas de scarlatine viennent augmenter les cas de maladie contagieuses. Il explique cette recrudescence par la forte variation des températures entre le jour et la nuit dans cette dernière quinzaine du mois d'Aout. En septembre, entre le 1 et le 10 septembre 17 cas d'angine diphtérique se sont déclarées .
Le directeur de santé était basé à Clermont en Argonne. Il reste à essayer de déterminer ou ce trouvait les formations sanitaires, et tenter de reconstruire la chaîne d'évacuation.

Leblanc15ss sur Imagesia

Compte tenu de la voie ferrée qui court de Clermont en Argonne en, passant par les Islettes, sainte Menehould et du positionnement, dans chacune des gares , d'ambulances dont la fonction première est l’évacuation sur les hôpitaux de l’arrière, on peut raisonnablement penser que notre Eugéne Leblanc a été évacué vers Lunel à partir d'une de ces 3 gares. Je ne peux déterminer dans quelle formation il a été diagnostiqué contagieux.

Lunelhop sur Imagesia

 Il va parcourir plus de 800 km pour être hospitalisé dans cet hôpital mixte de Lunel. Il y décède le 6 sept 1915. Particularité, il sera inscrit sur le monument au mort de cette commune.

le bâtiment aujourd'hui
Agrandir le plan

lundi 26 novembre 2012

Support Santé VI les suites de maladie contractées ...


Georges Delagoutte 

Georges Delagoutte est né le 18 mars 1895 à Sainte Colombe sur Loing dans l'Yonne, (source du Loing), à 80 km au sud de Montargis dans la Puisaye.
Contexte :
Le 77 RI à la mobilisation tient casernement à Cholet. Il dépend de la 36 e brigade d’infanterie, 18 div et du 9 corps d'armée. En juin 1915 il tient le secteur des tranchées de Neuville st Vast en Artois, ou il s'articule avec la division marocaine.
Du 2 juillet au 25 il va nomadiser de cantonnement en cantonnement.
Verchin, puis Flers, Blangerval, Blangermont, Bealcourt, Heuzecourt, St Acheul, puis Fourdrinoy, Vignacourt, Picquigny, Mitr à Grimont, Namphy, Neuville, Breteuil, Esquennoy, st Just en Chausée, Bailleul le sec, Fouilleuse.
Le 5 août il est à Villers le bretonneux, Hamelet et Corbie prés d'Amiens.
il y reste au repos jusqu' au 23 août.
Georges est décédé le 25 Aout d'une diphtérie maligne, à Saumur.

evadelagotte sur Imagesia
Compte tenu de temps d'incubation de la maladie de notre poilu, 5 jours et de la durée de celle ci pour devenir maligne, on peut présumer que c'est durant le mois de d’août qu'il a contracté sa maladie. Il a donc du être évacué sur Saumur à partir d 'Amiens. Seul son dossier sanitaire pourrait nos donner le détail de son parcourt d'évacuation.

delss sur Imagesia

Les formations sanitaires qui suivent sa division, sont positionnées autour deVillers le Bretonneux.
L'ambulance stationné a Fouilloy est dédié au malades et aux régiment de la 18 DI.
HOE est lui à Villers le Bretonneux.
On peut donc supposer, compte tenu des ces éléments, que Georges a sans doute bénéficié de ses supports avant son évacuation sur Saumur ou il décédera à l'hôpital temporaire N°5

La diphtérie, maladie bactérienne contagieuse se présente comme une angine. Au debut du XX, il n'y a pas de vaccination, ni de traitement antibiotique, ce qui en fait une maladie redoutable.
C'est une maladie hautement contagieuse, épidémique et infectieuse, due à Corynebacterium diphteriae, une bactérie du groupe des bacilles, appelée aussi "bacille de KLEBS-LÖFFLER". Jusqu'aux années 1930, c'était l'une des principales causes de mortalité infantile dans le monde. La diphtérie provoque aussi d'autres symptômes : la toxine diphtérique (sécrétée par la bactérie) provoque des fièvres, une néphrite (inflammation des reins), une endocardite (inflammation de l'endocarde, membrane interne du cœur), voire une paralysie .La diphtérie maligne est particulièrement sévère et grave, car elle provoque en plus des lésions hémorragiques et des signes toxi-infectieux.
Roux et ses collaborateurs mettent au point une méthode de traitement curatif en 1894, la sérothérapie, qui fera tomber la létalité de 40 % à 2 %
C'est Gaston Ramon qui développera le premier vaccin efficace en 1923 grâce à des toxines rendues inactives : l’anatoxine diphtérique apportera une protection efficace (mais n'a aucun impact sur la circulation de la bactérie elle-même) obligatoire au service militaire suite à la loi du 21 décembre 1931
Les pertes par maladie sont pour l'ensemble de la guerre, par rapport aux pertes par le feu , dans la proportions de 175 000 à 1 150000, soit environ 13 % de décés par maladie et 87 % de décès par blessure

Par ordre d'importance décroissante les maladies epidémiques qui frappèrent les troupes de ce front (métropole) se rangent dans l'ordre suivant
Grippe 194 920 cas (9 dernier mois de la guerre)
Maladies typhoïdes 109 056 (pour les 52 mois de guerre, dont 93 975 pour les 14 premier mois)
Oreillons 59 782
Rougeole 19 113
Diphtérie 11 282
Scarlatine 9 409
Méningococcie 2 238
Varicelle 899
Variole 26
pour la diphtérie le tableau ci dessous nous donne les statistiques sur les 52 mois de campagne
pourcentage du tt des décès par année

60,33%   19,76%    8,75%      9,20%    1,96%
1915       1916        1917         1918       1919

L'année 1915 représentant les deux tiers des décès sur les 5 années , je n'ai pas, à ce jour, l'ombre d'une explication sur ce phénomène, conditions atmosphérique ? , il faut alors regarder la répartition en mois, virulence particulieres, organisation sanitaire déficience,  je ne sais.

sources

jeudi 22 novembre 2012

Support Santé V les suites de maladie contractées en service


6 poilus rentrent dans cette catégorie. Leur décès s'étagent de l'été 1915 au mois d'octobre 1918. Quatre d'entre eux sont morts dans un hôpital, un dans une ambulance, et enfin chose curieuse l'un à son domicile .
Ces informations provenant de leur fiche Mort pour la France.

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Sur ce petit échantillon, deux seulement sont nés à Pannes, Eugéne Leblanc, et Ernest Lioret.
Hormis Georges Delagoutte, tous ont plus de 35 ans au moment de leurs décès.
Sur les quatre décédés dans un hôpital seulement deux sont décédés dans un hôpital de l'intérieur, Georges Delagoutte et Leblanc Eugene. Casimit Garnier, appartenant « aux Jardiniers de Salonique » bénéficiera des soins d'un hôpital temporaire sous baraquement, et Coute Maria décédera dans un HOE.
Trois d'entre eux sont dans l'infanterie et les trois autres dans les services, dont deux dans le train des équipages.
Sur les fiches on a pas toujours la nature du décès, pour cela il faudrait avoir accès à leur dossier qui peut être est accessible aux archives de Limoges. Cette recherche n'a pas été faite.


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mercredi 24 octobre 2012

Support santé VI le dernier des blessés...

Jésus Anatole

Rappelé le 1 er août 1914, il arrive le 11 août 1914. Il a 33 ans au moment de la déclaration de guerre.
Avec le 82 eme Il participe a la bataille de la Marne (Sommaisne, Pretz en Argonne, Ferme des Merchines, Vauquois en décembre.
En 1915 , janvier , La haute chevauchée, participe aux offensives de l’Argonne : la Bolante

Versé au 76 e RI le 24 avril 1915,
Avec le 76 e il prend Vauquois (mai)
il est nommé soldat de 1 er classe le 20 juillet 1915.
Puis en juillet août et septembre , L'argonne, avec les Meurissons, Saint Thomas, Goudainville.

Le 2 octobre il passe au 410 Ri, le 
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410 RI est crée en 1915, à partir de bataillon d'autres régiments et de blessés guéris. Formé au camp de Coetquidan à partir de régiment breton, le 410 appartient à la 151 div d'infanterie, celle ci se bat dans la somme en 15, en champagne, en 16 en champagne, puis Verdun, Louvemont Thiamont, puis Reims, en 1917 secteur de Courcy au nord de Reims.

Le 5 mai, après plus de 3 ans de guerre, chargé d'une corvée de nettoyage et de ramassage d'épave dans le secteur de Courcy, où se trouve son régiment, à 22 h, il est blessé par balle à la fesse droite, par un fusil encore chargé lors d'un chargement d'épaves.

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Dans le JMO du groupe de brancardier, à la date du 3 au 5  mai, "période calme, très peu d'évacuations, Bombardement continuels et incendies sur la ville". on retrouve le dispositif santé dans la ville de Reims sous la forme d'un croquis.

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Du lieu de l'accident, il est transporté à l'ambulance 3/151 après un parcourt dans Reims.
Il est pris en charge par le poste de Brancardiers (Brouette brancard?). Avenue de Laon, puis par voiture soit jusqu’au poste central puis à l'ambulance N°1 posté dans l'hôpital général ou elle fait fonction d'ambulance de tri. Et comme la ville est bombardé sans discontinuer, dirigé sur Sarcy à l'ambulance 3/151 ou il décède des suites de sa blessure le 6 mai. Il n'a pas 36 ans.
Il est enterré à la Nécropole Nationale "LA CROIX-FERLIN", sur la commune de Bligny (3 km de Sarcy), Marne, sépulture N° 170


vendredi 19 octobre 2012

Support santé V


Granger Ernest :

Il appartient en 1914 au 60 BCP qui tient garnison à Brienne le Château, sa caserne est l'ancienne école militaire où Napoléon est élève 5 ans (mai 1779 - octobre 1784
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Son régiment dépend de la 77 division, il participe aux combats de la Chippote en Aout. Dés le mois de décembre , il participe aux attaques dans l'Artois autour de Notre dame de Lorette. Il va passer l'hiver dans les tranchées devant Carency.
Le 20 janvier il est devant Carency , extrait du JMO : » en raison de la pluie persistante, les compagnies luttent nuit et jours contre l’enlisement de la boue et de l'eau, Le service au tranchées est extrêmement pénible »

Les pérégrinations vont continuer en alternance avec les tranchées  et les cantonnements successifs : Ecoivres, secteur de Souchez, en mars la Targette cantonnement Mt St Eloy, Maroeuil ;
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En attendant l'offensive du Printemps 1915 de mai, le 20 avril il cantonne à Villers_Brulin, le 26 à Mt st Eloy.
1 mai secteur de Souchez
Le 3 mai Camblain l'abbé ; Frevillers, puis de nouveau Camblain l'abbé,
le 7 aux tranchées.
Le 9 mai il est à la corne du bois de Béthonval , le jour de l'attaque du secteur de Carency Souxhez, sous les ordres de Pétain

14 Mai Bois des Alleux puis Camblain l’abbé
17 mai Secteur de Carency Souchez
18 mai Camblain l'abbé
19 mai secteur bois de Carency
22 Mai Béthousart après une marche de nuit de 15 km.
29 mai La Conté
2 juin aux tranchées Secteur cabaret rouge souchez
6 juin Caucourt
16 Juin Tranchées devant Carency et Souchez
22 juin Caucourt
27 juin Tranchées devant Souchez
2 juin Caucourt
9 juillet tranchées secteur Cabaret rouge et le cimetière de Souchez

11 juillet Attaques au gaz et bombardement violent
12 juillet contres attaques sur les tranchées perdues, Bombardement extrêmement violent sur les position du 60 BCP , la section de mitrailleuse est envoyés sur Cabaret Rouge, dans cette action Ernest Granger du peloton de mitrailleuses est porté disparu, (JMO du 60 BCP).
Il sera déclaré mort des suites de ses blessures le 16 octobres soit 3 mois plus tard, par jugement le 4 décembre 1917 par le tribunal de Montargis.
En fait, Ernest Granger n'a jamais bénéficier du support de service de santé. On se trouve devant une interprétation du tribunal de Montargis, sans doute par respect pour sa famille. Ce cas n'est pas isolé. Une recherche au greffe du tribunal de Montargis est peut être envisageable.

Pophilat Georges 

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il a 27 ans lorsqu'il rejoint le 51e RI dans la caserne Taupin à Beauvais
51caserne sur Imagesia
En août 1914 Ardennes belges, en 15 il participes aux attaques successives en Argonne, en champagne, à la tranchée de Calonne près des éparges, à Tahure, en 16 on le voit à la bataille de la somme de juillet à Aout, en 17 d'avril à mai le Chemin des Dames puis les combats de reconquête de la Cote 304 près du Mort Homme :


Le 28/05/1917 le 51éme R.I cantonne à Bouvaincourt et au camp Péon.
Le 1/06/1917 fait mouvement par voie de terre, rejoint le 15 Heilz le Maurupt, le 16 Laimont et Fontenoy. Transporté par camions au camp des Clairs Chênes le 30/06, rejoint Souhesmes et Vadelaincourt le 6/07.
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 Dès le 7/07 le régiment se prépare à l’attaque de la Cote 304 du 17/07/1917.
Le 51éme R.I est transporté le 16/07 par camions dans les bois de Béthelainville.

Le 17/07 à 6 heures 15 les 2éme et 3éme bataillons sortent des tranchées Bouchez et du boyau des Zouaves et s’élancent à l’assaut des pentes du ravin de la Mort. Le 51éme R.I s’empare des tranchées Grosclaude, Lescaux et de la Demi-Lune. Le terrain conquit est pilonné jours et nuits.
< Le régiment fait 150 prisonniers, 6 mitrailleuses et 5 minenwerfer.
Pertes:
Le 17 : 39 tués, 108 blessés, 54 disparus
Le 18 : 18 tués 34 blessés 2 disparus
Le 19 : 7 tués, 8 blessés, 2 disparus
Le 20 : 1 tué, 7 blessés,
Le 51éme R.I reçoit une 2éme citations à l’ordre de l’armée et le droit de porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.

SSpophilat2 sur Imagesia
Les Jmo des services de santé de la 3e division et de la 71e nous permettent de retracer le plan d'évacuation pour ces attaques de juillet 1917.
Mais grâce a ceux de la 73 eme, on peut replacer sur une carte les différents échelons du support de santé.
Il sera evacué par les brancardiers jusqu'au château de Esnes où dans les caves est basé le poste de secours des brancardiers divisionnaires , puis sera pris en charge par véhicule automobile des sections sanitaires jusqu'à Ville sur Cousances. Tout le long du trajet sont échelonnés des postes de secours à Montzéville,Bethainville, et Dombasle en argonne
Ernest décédera à l'ambulance chirurgicale stationnée à Ville sur Cousances à l'age de 29 ans.


mercredi 19 septembre 2012

Quand des Pannois vont cantonner à ....Pannes

Aout 1914

A la mobilisation le 82 e régiment de Montargis donne naissance au 282 Ri régiment de réserve.
Bon nombre de natif de Pannes vont se retrouver dans ces deux regiments.
A partir du monument aux morts de Pannes, un bref échantillon de ceux qui sont Morts pour la France.
 10 répondent à ce critère
TabPanapan01 sur Imagesia

En faisant des recherches dans les JMO des deux régiments, par un hasard extraordinaire, au cours de la Bataille des Frontières, le 282e RI va aller non seulement prendre possession mais aussi cantonner à Pannes dans la Meurthe et Moselle..

Le 9 Août le 282 régiment d'infanterie quitte Montargis par voie ferrée. Il est sous les ordres du Lieutenant Colonnel Courtin , composé de deux bataillons , 22oo hommes et 114 chevaux. Il va rejoindre St Mihiel par Malesherbes, Montereau, Nogent sur seine, Sézanne, Sommessous, Vitry le François, Bar leduc, Saint Mihiel.

TrajetferrePanPan sur Imagesia
le trajet ferroviaire du 282e RI
 
La 55e division, dont fait partie le 282 RI, a pour mission de tenir les hauts de Meuse de Buxerulles à Corneville inclus en liant son action à celle des forts de Liouville, Girouville et Jouy sous les cotes de façon à interdire les routes conduisant à la Meuse.
A son arrivée le 10 Août à Saint Mihiel , il est envoyé en cantonnement à Buxerulles et Woinville a une 10 km au nord est de Saint Mihiel. 
Le 12 il prend position sur le secteur et organise sa position et ses liaisons sur la gauche avec la 56 division et a droite avec le groupe n°2.
gverpan sur Imagesia

Il organise deux centres de résistance , l'un sur Woinville l'autre sur Buxerulles, avec des postes sur les voies menant vers Pannes et Montsec, en liaison sur sa gauche et sa droite. Il y reste jusqu'au 16 Aout.
 La 55 div porte son gros dans la région Lamarche, Pannes, Monsart Hudicourt tout en maintenant l'occupation des hauts de Meuse du bois Bruly à Saint Aignan. La 109 brig avec le 30 Rac tient le front sud du bois Beney lisière est du bois de Thiaucourt et Pannes. Le 282e a Pannes comme centre de résistance. Liaison sud avec la 110 brig à mi distance entre pannes et Essey, au nord avec le 204 e à l'angle sud est du bois de Thiaucourt Cantonnement à Pannes.

282CantPan sur Imagesia
Il y reste jusqu'au 18 août, soit seulement 48 h durant lesquelles il organise sa position en détachant des avants postes au nord , a l'est et au sud est, direction probable de l'ennemi venant de Metz.
Le 19 Aout la brigade se porte en avant dans la direction de, Dampoitoux, Dammartin la Chaussée, Charey.
Le 282 e quitte son cantonnement, de Pannes, les cousins du Loiret disent au revoir à leur cousin de Meuse, ils seront resté 48 heures ensembles.

TabPanapan02 sur Imagesia
Je suis certain d'au moins 5 d'entre eux, dont les noms sont ci dessus ; ont passé ces 48 heures chez les cousins..... Pour les autres il faudrait faire des recherches par classes sur les natif de Pannes pour savoir s'ils ont appartenu au 282 e RI
une telle recherche nécessiterait non seulement le dépouillement de l'état civil, mais aussi des fiches matricules aux archives départementales.

Josselin Gaston est né au bourg, son père exerçait la profession de maçon, il s'est marié le 17 septembre 1912 à Montargis , avec marie Louise Billon, ll décède des suites de ses blessures, après les combats à notre de Dame de Lorette, a l'hôpital maritime de Brest.
Albert Coute est au hameau de Bois de fourche, ou son père est vigneron, il décède des suites de ses blessures à l'ambulance 131 à Gauchin le Gal.
Ernest Lioret, le plus agé de tous décède des suites de maladie, (grippe?) chez lui à Villemandeur.

Aujourd'hui Pannes est jumelé avec Pannes, mais je ne sais pas si cette anecdote est connues des comités de jumelage.
Pannes sera occupé par les allemands, des traces sont encore visibles dans les combles du bâtiment communal
En 1918 Pannes (Meurthe et Moselle) sera libéré par les Américains lors de la réduction du saillant de saint Mihiel., Un des acteurs de la libération de Pannes (54) sera un général bien connu «  Patton » ! voir ce lien .
En 1944 une colonne de l'armée de Patton traversera Pannes à la libération. Autre fait rapprochant les communes !

vendredi 29 juin 2012

Fiche Individuelle Victor Creuzot

Fiche Individuelle Des Morts pour la France
Monument aux Morts de la Commune de Pannes

Année sur le Mam : 1914              Rang : 3

Nom : Creuzot Prénom : Victor Pierre                  Date de Naissance : 23/03/1893

Commune de Naissance : Pannes       lieux dit :Les Billards

N° Mat : 693 Recrutement : Montargis              Classe : 1913

Unité : 171 RI        Grade : 2e classe                Date de décès : 11/09/1914

Genre de Mort : Suite de blessure Lieux : Aspach le bas Dept : Alsace

Commune de transcription : Pannes 

Date de Transcription : 01 - 02 - 1920

 Éléments Biographique:

Il nait le 23 mars 1893 aux Billards à Pannes.
Jules, son père est cultivateur au Billards, sa mère Pesty Victorine à 23 ans à sa naissance.
Il a 21 ans à son décès.


 
Incorporé en 1913, il fait son service militaire à Belfort au moment de la mobilisation, son régiment le 171 RI est affecté à la défense de la Forteresse de Belfort.

Le 27 juillet les permissionnaires sont rappelés et le 30 les troupes sont consignés dans leur casernes. Ils sont répartis dans les différents forts de la place : Rudophe, Salbert, Offremont, Giromagny, Bessoncourt, Chevremont, Ruppe.
Puis le régiment se déploie en couverture entre Roppe et Bethonvillier jusqu' à la mi Aout.

Il viendra aussi en couverture de la ligne de chemin de fer qui va de Belfort et Alkirch dans les denier jour d'aout. Les communes de Bretagne à Chavannes le haut verront les pantalons garances. Puis mouvement vers le nord.


Au début de septembre il tient des positions entre Felon et la Chapelle sous Rougemont, de fréquentes reconnaissances sont envoyée sur Leval, Masevaux, Soppe le haut et le bas, Guewenheim.
Des reconnaissances cyclistes vers Aspach font le coup de feu avec les patrouilles allemandes qui circule vers Aspach le Haut et le Bas.

Le 9 septembre, changement, un bataillon va se porter vers le vieux Thann et Cernay par Roderen pour aider les troupes qui avancent vers Thann. Il reçoit un feu violent d'artillerie, vers 18 h 30, il aborde le vieux Thann
Le 11 septembre les choses se compliquent, page 17 Jmo :

«  17 sept 7 h : Le Général Rouquerol à Colonel cdt le 171 eme :
Je vais occuper la région de Lichekbach, voulez vous me rejoindre avec les deux bataillons qui vous restent.
Directop, Guewenheim, Michelbach »

A 14 h, le régiment, regroupé devant Michelbach subit un violent feu d'artillerie de 105,
sans perte, vers 14 h 30 Ordre est donné au 171, 172, 260 eme d'attaquer

« ...Le 2 Bataillon du 171 direction Aspach le bas, ensuite gagnera par son flanc droit la lisière du Bois de Momenbruck. Le mouvement se poursuivra direction Cernay... 
Les deux compagnies en réserve assurent la possession de la ligne de chemin de fer...
Le mouvement commencera à 16 h»

 
« Le combat, Le bataillon Juge,3 Cie) après avoir franchi les bois de Michelbach , atteint les lisières Nord du Bois de Kelberg, occupés par l'ennemi qu'il rejette énergiquement vers le Nord. Le bataillon exécute alors un changement de direction à gauche se mettant face à l'objectif. Le mouvement prend l'ennemi a revers, les disperse après une charge à la baïonnette qui leur coûte des pertes et procure 14 prisonniers... »

Le régiment compte dans cette journée 11 tués, 71 blessés, 41 disparus.
Le 260 eme, qui combat aux cotés du 171, dans son JMO, ne fait part que 5 Blessés qui sont évacués sur l'ambulance divisionnaire.
Le GDB et les ambulances 1 et 2 de la 57 division se trouvent à plus de 20 km de là, à Petite Croix pas loin des hôpitaux de Belfort.
La Brigade Active dont fait partie le 171 Ri, aux ordres de Général Rouquerol, ne possède pas de moyen structurel de santé, ceux ci se trouvent au niveau division. Les régiments sous ses ordres n'ont donc que les moyens régimentaires pour secourir leurs blessés.

On peut supposer, compte tenu des circonstances, des moyens, que notre soldat, Victor Creuzot, est décédé des suites de ses blessures au poste de secours de son régiment, avant toute tentative d'évacuation prise en charge par des formations supportant des régiments proche de l'action. Seul les groupes de brancardiers divisionnaires sont équipés de de voitures hippomobile pour 4 à 6 brancards vers les ambulance et hôpitaux.
On retrouvera trace de la demande fin sept du Général Rouquerol pour un support sanitaire de sa brigade dans le JMO santé de la place de Belfort.

Sources :
État civil de Pannes
Fiche MPF : Lien
JMO 260 RI : Pages sept
JMO GDB 57 Div : Pages sept
Jmo Santé Belfort Pages 7-8