Couté Désiré Maria :
Il est né à Dordives , dans le canton de Ferrière, Son père est cultivateur à Pannes
Au moment de son conseil de révision, Il est lui même domicilié à Pannes au bourg et exerce le même métier que son père. Il mesure 1.69 et a les yeux vert.
il va faire son service militaire dans le 1er régiment de Dragons à Joigny. Il est incorporé le 16 Novembre 1900.
Affichage des articles dont le libellé est santé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est santé. Afficher tous les articles
vendredi 3 mai 2013
dimanche 24 mars 2013
Support Santé XIX un cas de réforme Lioret Ernest
Lioret Ernest
Il est né à Pannes le 10 octobre 1878, classe 1898 de parent cultivateur.
A 20 ans , au moment du conseil de révision, il est lui même cultivateur, mesure 1.76 , a les yeux bleus. Il posséde au moins le niveau du certificat d'étude.
Malgré sa taille , grande
pour l'époque, il est ajourné deux fois pour faiblesse :
en 1899,1900,et en 1901 il
est versé dans les services auxiliaires toujours pour la même
raison
Il s'installe à
Villemandeur le 3 novembre 1914. il a alors 36 ans.
Le même jour (?) le conseil de réforme de Montargis le classe dans le service armé, il est appelé au 38 régiment d'infanterie territoriale le 18 novembre 1914.
Le même jour (?) le conseil de réforme de Montargis le classe dans le service armé, il est appelé au 38 régiment d'infanterie territoriale le 18 novembre 1914.
Mobilisé au premier jour (2
août 1914) le 38e régiment d'infanterie territoriale se forme à
Montargis avec l'aide du corps actif (82eR.
I.).
Les compagnies de dépôt
laissées à Montargis sont les 13e,
14e
et 15e.
Le
régiment, à l'effectif de 3.155 hommes, encadrés de 47 officiers,
quitte Montargis le 6 août, par trois échelons d'enlèvement, pour
être dirigés sur la place d'Épinal
Contexte :
Il fait donc ses classes à
Montargis
Les 3 bataillons de son
régiments sont éclatés autour d''Epinal. d'Aout 1914 à la fin de
l'année.
Par en campagne le 14
février 1915
A cette époque, son
régiment est déployé au nord de Baccarat, il appartient à la 142e
brigade 71e division du détachement de l'armée de
Lorraine
Pendant quatorze mois, le
38e régiment
d'infanterie territoriale tiendra les tranchées de première ligne
en avant de Baccarat : deux compagnies du 3ebataillon
au Grand-Bois, deux compagnies du 1erbataillon
à Ancerviller et deux compagnies du 2ebataillon
au Bois Lecomte
Trois compagnies sont en cantonnement d'alerte à Sainte-Pôle, Montigny et Migneville, soumis à des bombardements assez intenses ; les autres compagnies sont au demi-repos à Vacqueville, Merviller et Reherrey.
Le 11 septembre 1915 le
directeur du service de santé divisionnaire visite les cantonnements
du 38 RIT :
« Montigny :
cantonnement externe bien tenu, cantonnement interne mal tenu,
chambres malpropre et mal tenues »,
« Migneville :
cantonnement très bien tenu, chambres très bien installées,../..
l'infirmerie avec poste de secours est en bonne voie
d'organisation »
« A Vacqueville
l'infirmerie du 38 RIT est bien organisée mais mal tenue, le
matériel nécessaire manque pour installer certain services »
Déclaré malade le 19
décembre passe par une ambulance puis est évacué sur un hôpital
de l'intérieur le 25 janvier 1916.
Baccarat possède à cette
époque deux hôpitaux , l'un de 229 lits dans l'hôpital civil et
militaire et l'autre de 250 lits implanté dans l'école de la
Cristallerie.
Son évacuation , a été
faite à partir de Baccarat, mais nous n'avons, sur les différents
documents à ce jour en notre possession, aucun renseignement vers
quel hôpital il fut dirigé à l'intérieur, seul son dossier
médical permettrait d'avoir quelques éclaircissement sur ce point.
Réformé temporaire en
catégorie 2 le 26 septembre 1916 , il est renvoyé dans ses foyers
le même jour,avec un diagnostic de bronchite suspecte.
Depuis le début de la
guerre, il habite à Villemandeur, à 5 km de centre du bourg de
Pannes.
Il est reformé N°2
définitivement le 17 août 1917 par la commission de réforme de
Montargis.
Son dossier de réforme nous éclairerait, sur le raisonnement des médecins de la commission. Est ce son état médical de faible constitution avant l'incorporation qui a joué en sa défaveur, ou bien un autre argument ,infirmité ne provenant pas ...du fait des obligations de services militaire ?
REFORMES N° 2
La réforme définitive n° 2 est prononcée soit pour des infirmités antérieures à l’incorporation, soit
pour des infirmités ou mutilations résultant de blessures reçues en service, soit pour des infirmités
provenant de maladies ne résultant pas du fait même des obligations du service militaire.
Elle résulte également, de plein droit, du rejet par le ministre d’une proposition de congé de réforme n° 1 et ce, à la date de la comparution de l’intéressé devant la commission spéciale.
Les réformés n° 2 n’ont droit ni à pension, ni même à la gratification renouvelable. Ils sont,
cependant, hospitalisés tant que l’exige leur état de santé, et le ministre est autorisé à leur accorder
soit une allocation temporaire (loi du 9 décembre 1916), soit un secours éventuel.
Son dossier de réforme nous éclairerait, sur le raisonnement des médecins de la commission. Est ce son état médical de faible constitution avant l'incorporation qui a joué en sa défaveur, ou bien un autre argument ,infirmité ne provenant pas ...du fait des obligations de services militaire ?
Un an plus tard, il décède
des suites de cette maladie (tuberculose probable) le 3 novembre
1918, 8 jours avant la fin de la guerre, il a alors 40 ans.
vendredi 4 janvier 2013
Support santé VIII les suites de maladie contractée...
Garnier Casimir
il est né le 4 mars 1877 à St Germain
des prés, petite commune dans la vallée de l'Ouanne, affluent du Loing à une dizaine de km de Montargis. Au moment de son conseil de
révision il habite Chatillon Coligny, où il y exerce la profession
de domestique, c'est à dire ouvrier agricole. En Janvier 1908 il est
domicilié à Pannes au hameau de st Catherine.
Classe 1897, il fait son service militaire au 4 eme bataillon de chasseur à pied à St Nicolas de Port en Meurthe et Moselle. En 1907 dans la réserve, il est affecté au 30 e RAC d'orléans.
Classe 1897, il fait son service militaire au 4 eme bataillon de chasseur à pied à St Nicolas de Port en Meurthe et Moselle. En 1907 dans la réserve, il est affecté au 30 e RAC d'orléans.
Mobilisé
en Août 1914 il arrive le 6 du même mois au 45eme
RAC à Orléans ,
Depuis
1910, le 45eme est à la caserne Du Portail, Orléans, du nom du général du
même nom, cette caserne pas loin de la cathédrale, n'existe plus
aujourd'hui.
Je
ne sais pas à quelle batterie il appartient, mais son régiment va
suivre le 5 eme corps d'armée.
Il
embarque dès le 6 août, et le 8 août débarque à Lérouville.
Participe à la bataille des frontières
vers
Longwy, puis à la retraite vers Bar le duc ( carte
du 45 RAC).
Afficher 45e Rac aout sept 14 sur une carte plus grande
Dès le 16 septembre le régiment est
positionné en Argonne autour de Clermont, et participe aux combats
sur Vauquois, Boureuilles, il ne quittera pas le secteur de l'année
1915.
Le 2 mars 1915 Casimir passe au 5eme
escadron du train des équipages de Fontainebleau. Lui aussi basé
dans le secteur de l'Argonne.
Le Quartier général du 5 eme escadron est à Noiremont, au dessus de st Menehould. Compte tenu de la diversité et de l’éclatement des missions , il nous difficile de localiser Casimir plus précisément durant cette période jusqu'en septembre.
Le Quartier général du 5 eme escadron est à Noiremont, au dessus de st Menehould. Compte tenu de la diversité et de l’éclatement des missions , il nous difficile de localiser Casimir plus précisément durant cette période jusqu'en septembre.
Le 23 septembre de cette même année
il est affecté au 2e groupe d’aviation de Lyon et part pour
l'armée d'orient le lendemain.
Les appareils sont des Caudron G 3 (6 exemplaires), et la lettre « S » de son nom indique qu’elle est destinée à servir en Serbie, pays alors attaqué en tenaille par les troupes germano-autrichiennes et bulgares ».
Embarquée le lendemain à Marseille sur le Duc d'Aosta, navire italien.
Le 19 octobre 1915, elle débarque à
Salonique après 7 jours de voyage.
Pendant 10 jours, l'escadrille va
remonter ses avions Caudron 3 et installer le parc d'aviation et le
camp Allatani au sud est de Salonique.
Il va séjourner avec son escadrille de
ce mois d'octobre à juillet 1916 et la suivre dans ses déplacements.
Il remplit les fonctions de conducteur de voiture hippomobile.
Pendant les deux derniers mois de 1915,
à la frontière de la Serbie, puis à Topcin jusqu'en mai 16 avant
de remonter à Sinet Issar près du lac d'Anatovo.
En juillet son escadrille, semble
affectée par une épidémie ; puisque l'on dénombre14 hommes
de troupe sur 92 à l'hôpital le 1 juillet.
Il entre le 1 juillet à l’hôpital
temporaire N° 7 , ou il décède 5 jours plus tard. Maladie
contagieuse ? Pic paludéen comme beaucoup de soldat à
Salonique? L'exploration de son dossier médical qui dort à Limoge
nous apporterait sans doute la solution. Il a 39 ans.
| Hôpital N°7 credit ministère de la culture |
Cependant,
entre 3 sources d'informations, sa fiche MPF, le carnet de
comptabilité de l'escadrille 89 et sa fiche matricule, il existe des
divergences de dates et de lieux.
Sur sa fiche
MPF il décède le 6 Juillet.
Sur sa fiche matricule , le 8 juillet à
l'hôpital n°8 de Salonique.
Dans le carnet
de comptabilité le 6 Juillet à l'hôpital n° 7.
Compte
tenu des erreurs de transcription sur les fiches matricules je
préfère garder la date du 6 juillet , 2 sources, et l'hôpital n°
7 compte tenu de la proximité de la source.
En
janvier 1916, A. Laveran écrit une notice rédigée à l'attention
de l'Armée d'orient : » le Paludisme est endémique dans
une grande partie de la Grèce.... et l'on doit craindre que notre
armée campée dans les environs de Salonique, soit éprouvée par
cette redoutable maladie ». Les mesures qu'il préconise ne seront pas prise en considération par les cadres régimentaires, il faudra attendre 1917 pour qu'elles soient appliquées avec force.
Malgré ces connaissances, lors de la Première Guerre mondiale sur le théâtre des Dardanelles, le
paludisme
bloqua pendant 3 années tout offensive des forces britanniques,
françaises ou germaniques (12, 13). En dépit d’une
chimioprophylaxie et de moyens de protection efficaces à sa
disposition, l’armée d’orient en 1916 subit 60 000 cas de
paludisme et dut rapatrier 20 000 hommes.
mardi 18 décembre 2012
Support santé VII les suites de maladie contractées ...
Eugéne Leblanc
Il est Né au Bourg de Pannes, où son
père, Pierre Leblanc, exerce le métier de charron, rouage essentiel
dans la vie d'un bourg agricole au même titre que celui de forgeron.
Il se marie en 1902 à la
Selle sur le Bied à 15 km au nord est de Montargis avec
Célestine Pasquier.
Il a 38 ans au moment de la
Mobilisation.
Pas de fiche matricule à ce jour, il
est de la classe 1908.
Appartenant au 5 eme escadron du train
des équipages, son parcourt va être assez difficile à retracer.
« Le Train des Équipages étant essentiellement l'arme des
transports, c'est-à-dire que toutes les unités ont toutes eu pour
mission d'effectuer des transports, depuis ceux des blessés ramassés
sur la ligne de feu, jusqu'aux 75 ou aux 210 apportés aux batteries.
Ces transports peuvent se grouper en
deux catégories
1° Transports de denrées de
ravitaillement et de matériels divers :
Compagnies de CVAD et de CVAX.
Compagnies de CVAD et de CVAX.
2° Transports de blessés. —
Compagnies divisionnaires.
en 1914 le 5eme etem est encaserné a
Fontainebleau, et dépend du 5e corps d'armée.
En effet tout dépend de la compagnie à
laquelle il a été affecté si on regarde l'historique du 5 eme.
. En relisant les JMO de cette période on pourrait deviner dans
quelle région de France il se trouvait avant son évacuation sur
l’hôpital de Lunel. Seul son dossier médical aux archives de
Limoge nous permettrait d'y voir plus clair, travail que je n'ai pas
fait.
En Août
septembre 1915. le 5 e corps est déployé en Argonne.
Le JMO du Directeur de Santé nous
permet d'extraire les données suivantes jours par jour et par
période pour le mois d'Aout.
| Entrants | Evacués | |||||
| période | Blessés | Malades | tt | Blessés | Malades | tt |
| 1 – 5 | 266 | 446 | 712 | 229 | 392 | 621 |
| 6 – 10 | 298 | 559 | 857 | 294 | 441 | 735 |
| 11 – 16 | 156 | 565 | 721 | 140 | 421 | 561 |
| 17 – 21 | 184 | 394 | 578 | 167 | 278 | 445 |
| 21 – 25 | 197 | 671 | 868 | 191 | 182 | 373 |
| 26 -31 | 209 | 577 | 786 | 169 | 547 | 716 |
Si on regarde les totaux, on remarque que les malades représentent 71 % des entrants dans les formations sanitaires du 5e corps, plus des 2/3. La proportion de malades évacués sur les malades entrant s’élève à 70 %.
Dans les deux dernières périodes, le
directeur signale 14 cas d'angine diphtérique duement diagnostiquée
par examen bactériologique. Mais il ajoute à chaque fois que les
cas sont isolés dans diverses unités sans lien entre elles. 4 cas
de scarlatine viennent augmenter les cas de maladie contagieuses. Il
explique cette recrudescence par la forte variation des températures
entre le jour et la nuit dans cette dernière quinzaine du mois
d'Aout. En septembre, entre le 1 et le 10 septembre 17 cas d'angine
diphtérique se sont déclarées .
Le directeur de santé était basé à
Clermont en Argonne. Il reste à essayer de déterminer ou ce
trouvait les formations sanitaires, et tenter de reconstruire la
chaîne d'évacuation.
Compte tenu de la voie ferrée qui
court de Clermont en Argonne en, passant par les Islettes, sainte
Menehould et du positionnement, dans chacune des gares , d'ambulances
dont la fonction première est l’évacuation sur les hôpitaux de
l’arrière, on peut raisonnablement penser que notre Eugéne
Leblanc a été évacué vers Lunel à partir d'une de ces 3 gares.
Je ne peux déterminer dans quelle formation il a été diagnostiqué
contagieux.
Il va parcourir plus de 800 km pour être hospitalisé dans cet hôpital mixte de Lunel. Il y décède le 6 sept 1915. Particularité, il sera inscrit sur le monument au mort de cette commune.
le bâtiment aujourd'hui
Agrandir le plan
lundi 26 novembre 2012
Support Santé VI les suites de maladie contractées ...
Georges Delagoutte
Georges
Delagoutte est né le 18 mars 1895 à Sainte Colombe sur Loing dans
l'Yonne, (source du Loing), à 80 km au sud de Montargis dans la
Puisaye.
Contexte :
Le 77 RI à la mobilisation
tient casernement à Cholet. Il dépend de la 36 e brigade
d’infanterie, 18 div et du 9 corps d'armée. En juin 1915 il tient
le secteur des tranchées de Neuville st Vast en Artois, ou il
s'articule avec la division marocaine.
Du 2 juillet au 25 il va nomadiser de cantonnement en cantonnement.
Verchin, puis Flers, Blangerval, Blangermont, Bealcourt, Heuzecourt, St Acheul, puis Fourdrinoy, Vignacourt, Picquigny, Mitr à Grimont, Namphy, Neuville, Breteuil, Esquennoy, st Just en Chausée, Bailleul le sec, Fouilleuse.
Du 2 juillet au 25 il va nomadiser de cantonnement en cantonnement.
Verchin, puis Flers, Blangerval, Blangermont, Bealcourt, Heuzecourt, St Acheul, puis Fourdrinoy, Vignacourt, Picquigny, Mitr à Grimont, Namphy, Neuville, Breteuil, Esquennoy, st Just en Chausée, Bailleul le sec, Fouilleuse.
Le 5 août il est à Villers le
bretonneux, Hamelet et Corbie prés d'Amiens.
il y reste au repos jusqu'
au 23 août.
Georges est décédé le 25 Aout d'une diphtérie maligne, à Saumur.
Georges est décédé le 25 Aout d'une diphtérie maligne, à Saumur.
Compte tenu de temps
d'incubation de la maladie de notre poilu, 5 jours et de la durée de
celle ci pour devenir maligne, on peut présumer que c'est durant le
mois de d’août qu'il a contracté sa maladie. Il a donc du être
évacué sur Saumur à partir d 'Amiens. Seul son dossier sanitaire
pourrait nos donner le détail de son parcourt d'évacuation.
Les formations sanitaires
qui suivent sa division, sont positionnées autour deVillers le
Bretonneux.
L'ambulance stationné a
Fouilloy est dédié au malades et aux régiment de la 18 DI.
HOE est lui à Villers le
Bretonneux.
On peut donc supposer, compte tenu des ces éléments, que Georges a sans doute bénéficié de ses supports avant son évacuation sur Saumur ou il décédera à l'hôpital temporaire N°5
On peut donc supposer, compte tenu des ces éléments, que Georges a sans doute bénéficié de ses supports avant son évacuation sur Saumur ou il décédera à l'hôpital temporaire N°5
La diphtérie, maladie
bactérienne contagieuse se présente comme une angine. Au debut du
XX, il n'y a pas de vaccination, ni de traitement antibiotique, ce
qui en fait une maladie redoutable.
C'est une maladie hautement
contagieuse, épidémique et infectieuse, due à Corynebacterium
diphteriae, une bactérie du groupe des bacilles, appelée aussi
"bacille de KLEBS-LÖFFLER". Jusqu'aux années 1930,
c'était l'une des principales causes de mortalité infantile dans le
monde. La diphtérie provoque aussi d'autres symptômes : la toxine
diphtérique (sécrétée par la bactérie) provoque des fièvres,
une néphrite (inflammation des reins), une endocardite (inflammation
de l'endocarde, membrane interne du cœur), voire une paralysie .La
diphtérie maligne est particulièrement sévère et grave, car elle
provoque en plus des lésions hémorragiques et des signes
toxi-infectieux.
Roux
et ses collaborateurs mettent au point une méthode de traitement
curatif en 1894, la
sérothérapie,
qui fera tomber la létalité de 40 % à 2 %
C'est Gaston
Ramon qui développera le premier vaccin
efficace en 1923
grâce à des toxines rendues inactives : l’anatoxine
diphtérique apportera une protection efficace (mais n'a aucun impact
sur la circulation de la bactérie elle-même) obligatoire au service
militaire suite à la loi du 21 décembre 1931
Les pertes par maladie sont
pour l'ensemble de la guerre, par rapport aux pertes par le feu ,
dans la proportions de 175 000 à 1 150000, soit environ 13 % de
décés par maladie et 87 % de décès par blessure
Par ordre d'importance décroissante les maladies epidémiques qui frappèrent les troupes de ce front (métropole) se rangent dans l'ordre suivant
Grippe 194 920 cas (9 dernier mois de la guerre)
Maladies typhoïdes 109 056 (pour les 52 mois de guerre, dont 93 975 pour les 14 premier mois)
Oreillons 59 782
Rougeole 19 113
Diphtérie 11 282
Scarlatine 9 409
Méningococcie 2 238
Varicelle 899
Variole 26
Par ordre d'importance décroissante les maladies epidémiques qui frappèrent les troupes de ce front (métropole) se rangent dans l'ordre suivant
Grippe 194 920 cas (9 dernier mois de la guerre)
Maladies typhoïdes 109 056 (pour les 52 mois de guerre, dont 93 975 pour les 14 premier mois)
Oreillons 59 782
Rougeole 19 113
Diphtérie 11 282
Scarlatine 9 409
Méningococcie 2 238
Varicelle 899
Variole 26
pour la diphtérie le
tableau ci dessous nous donne les statistiques sur les 52 mois de
campagne
pourcentage du tt
des décès par année
60,33% 19,76% 8,75% 9,20% 1,96%
1915 1916 1917 1918 1919
L'année 1915 représentant les deux tiers des décès sur les 5 années , je n'ai pas, à ce jour, l'ombre d'une explication sur ce phénomène, conditions atmosphérique ? , il faut alors regarder la répartition en mois, virulence particulieres, organisation sanitaire déficience, je ne sais.
sources
60,33% 19,76% 8,75% 9,20% 1,96%
1915 1916 1917 1918 1919
L'année 1915 représentant les deux tiers des décès sur les 5 années , je n'ai pas, à ce jour, l'ombre d'une explication sur ce phénomène, conditions atmosphérique ? , il faut alors regarder la répartition en mois, virulence particulieres, organisation sanitaire déficience, je ne sais.
sources
jeudi 22 novembre 2012
Support Santé V les suites de maladie contractées en service
6 poilus rentrent dans cette catégorie. Leur décès s'étagent de l'été 1915 au mois d'octobre 1918. Quatre d'entre eux sont morts dans un hôpital, un dans une ambulance, et enfin chose curieuse l'un à son domicile .
Ces informations provenant de leur fiche Mort pour la France.
Sur ce petit échantillon, deux seulement sont nés à Pannes, Eugéne Leblanc, et Ernest Lioret.
Hormis Georges Delagoutte, tous ont plus de 35 ans au moment de leurs décès.
Sur les quatre décédés dans un hôpital seulement deux sont décédés dans un hôpital de l'intérieur, Georges Delagoutte et Leblanc Eugene. Casimit Garnier, appartenant « aux Jardiniers de Salonique » bénéficiera des soins d'un hôpital temporaire sous baraquement, et Coute Maria décédera dans un HOE.
Trois d'entre eux sont dans l'infanterie et les trois autres dans les services, dont deux dans le train des équipages.
Sur les fiches on a pas toujours la nature du décès, pour cela il faudrait avoir accès à leur dossier qui peut être est accessible aux archives de Limoges. Cette recherche n'a pas été faite.
mercredi 24 octobre 2012
Support santé VI le dernier des blessés...
Jésus Anatole
Dans le JMO du groupe de brancardier, à la date du 3 au 5 mai, "période calme, très peu d'évacuations, Bombardement continuels et incendies sur la ville". on retrouve le dispositif santé dans la ville de Reims sous la forme d'un croquis.
Du lieu de l'accident, il est transporté à l'ambulance 3/151 après un parcourt dans Reims.
Il est pris en charge par le poste de Brancardiers (Brouette brancard?). Avenue de Laon, puis par voiture soit jusqu’au poste central puis à l'ambulance N°1 posté dans l'hôpital général ou elle fait fonction d'ambulance de tri. Et comme la ville est bombardé sans discontinuer, dirigé sur Sarcy à l'ambulance 3/151 ou il décède des suites de sa blessure le 6 mai. Il n'a pas 36 ans.
Il est enterré à la Nécropole Nationale "LA CROIX-FERLIN", sur la commune de Bligny (3 km de Sarcy), Marne, sépulture N° 170
Rappelé le 1 er août 1914,
il arrive le 11 août 1914. Il a 33 ans au moment de la déclaration
de guerre.
Avec le 82 eme Il participe
a la bataille de la Marne (Sommaisne, Pretz en Argonne, Ferme des
Merchines, Vauquois en décembre.
En 1915 , janvier , La haute
chevauchée, participe aux offensives de l’Argonne : la
Bolante
Versé au 76 e RI le 24
avril 1915,
Avec le 76 e il prend
Vauquois (mai)
il est nommé soldat de 1
er classe le 20 juillet 1915.
Puis en juillet août et
septembre ,
L'argonne, avec les Meurissons, Saint Thomas, Goudainville.
Le 2 octobre il passe au 410
Ri, le
410 RI est crée en 1915,
à partir de bataillon d'autres régiments et de blessés guéris.
Formé au camp de Coetquidan à partir de régiment breton, le 410
appartient à la 151 div d'infanterie, celle ci se bat dans la somme
en 15, en champagne, en 16 en champagne, puis Verdun, Louvemont
Thiamont, puis Reims, en 1917 secteur de Courcy au nord de Reims.
Le 5 mai, après plus de 3
ans de guerre, chargé d'une corvée de nettoyage et de ramassage
d'épave dans le secteur de Courcy, où se trouve son régiment, à
22 h, il est blessé par balle à la fesse droite, par un fusil
encore chargé lors d'un chargement d'épaves.
Dans le JMO du groupe de brancardier, à la date du 3 au 5 mai, "période calme, très peu d'évacuations, Bombardement continuels et incendies sur la ville". on retrouve le dispositif santé dans la ville de Reims sous la forme d'un croquis.
Du lieu de l'accident, il est transporté à l'ambulance 3/151 après un parcourt dans Reims.
Il est pris en charge par le poste de Brancardiers (Brouette brancard?). Avenue de Laon, puis par voiture soit jusqu’au poste central puis à l'ambulance N°1 posté dans l'hôpital général ou elle fait fonction d'ambulance de tri. Et comme la ville est bombardé sans discontinuer, dirigé sur Sarcy à l'ambulance 3/151 ou il décède des suites de sa blessure le 6 mai. Il n'a pas 36 ans.
Il est enterré à la Nécropole Nationale "LA CROIX-FERLIN", sur la commune de Bligny (3 km de Sarcy), Marne, sépulture N° 170
vendredi 19 octobre 2012
Support santé V
Granger
Ernest :
Il appartient en 1914 au
60 BCP qui tient garnison à Brienne
le Château, sa caserne est l'ancienne école militaire où
Napoléon est élève 5 ans (mai 1779
- octobre 1784
Son régiment dépend de la 77 division, il participe aux combats de la Chippote en Aout. Dés le mois de décembre , il participe aux attaques dans l'Artois autour de Notre dame de Lorette. Il va passer l'hiver dans les tranchées devant Carency.
Son régiment dépend de la 77 division, il participe aux combats de la Chippote en Aout. Dés le mois de décembre , il participe aux attaques dans l'Artois autour de Notre dame de Lorette. Il va passer l'hiver dans les tranchées devant Carency.
Le 20 janvier il est
devant Carency , extrait du JMO : » en raison de la pluie
persistante, les compagnies luttent nuit et jours contre l’enlisement
de la boue et de l'eau, Le service au tranchées est extrêmement
pénible »
Les pérégrinations vont
continuer en alternance avec les tranchées et les cantonnements
successifs : Ecoivres, secteur de Souchez, en mars la Targette
cantonnement Mt St Eloy, Maroeuil ;
En attendant l'offensive
du Printemps 1915 de mai, le 20 avril il cantonne à Villers_Brulin,
le 26 à Mt st Eloy.
1 mai secteur de Souchez
Le 3 mai Camblain
l'abbé ; Frevillers, puis de nouveau Camblain l'abbé,
le 7 aux tranchées.
Le 9 mai il est à la
corne du bois de Béthonval , le jour de l'attaque du secteur de
Carency Souxhez, sous les ordres de Pétain
14 Mai Bois des
Alleux puis Camblain l’abbé
17 mai Secteur
de Carency Souchez
18 mai Camblain
l'abbé
19 mai secteur
bois de Carency
22 Mai
Béthousart après une marche de nuit de 15 km.
29 mai La Conté
2 juin aux
tranchées Secteur cabaret rouge souchez
6 juin Caucourt
16 Juin
Tranchées devant Carency et Souchez
22 juin
Caucourt
27 juin
Tranchées devant Souchez
2 juin Caucourt
9 juillet
tranchées secteur Cabaret rouge et le cimetière de Souchez
11 juillet Attaques au gaz
et bombardement violent
12 juillet contres attaques
sur les tranchées perdues, Bombardement extrêmement violent sur les
position du 60 BCP , la section de mitrailleuse est envoyés sur
Cabaret Rouge, dans cette action Ernest Granger du peloton de
mitrailleuses est porté disparu, (JMO
du 60 BCP).
Il sera déclaré mort des
suites de ses blessures le 16 octobres soit 3 mois plus tard, par
jugement le 4 décembre 1917 par le tribunal de Montargis.
En fait, Ernest Granger n'a
jamais bénéficier du support de service de santé. On se trouve
devant une interprétation du tribunal de Montargis, sans doute par
respect pour sa famille. Ce cas n'est pas isolé. Une recherche au
greffe du tribunal de Montargis est peut être envisageable.
Pophilat Georges
-->
Pophilat Georges
il a 27 ans lorsqu'il
rejoint le 51e RI dans la caserne Taupin à Beauvais
En août 1914 Ardennes
belges, en 15 il participes aux attaques successives en Argonne, en
champagne, à la tranchée de Calonne près des éparges, à Tahure,
en 16 on le voit à la bataille de la somme de juillet à Aout, en 17
d'avril à mai le Chemin des Dames puis les combats de reconquête de
la Cote 304 près du Mort Homme :
Le 28/05/1917 le 51éme R.I cantonne à Bouvaincourt et au camp Péon.
Le 1/06/1917 fait mouvement par voie de terre, rejoint le 15 Heilz le Maurupt, le 16 Laimont et Fontenoy. Transporté par camions au camp des Clairs Chênes le 30/06, rejoint Souhesmes et Vadelaincourt le 6/07.
Dès le 7/07 le régiment se
prépare à l’attaque de la Cote 304 du 17/07/1917.
Le 51éme R.I est
transporté le 16/07 par camions dans les bois de Béthelainville.
Le 17/07 à 6 heures 15 les
2éme et 3éme bataillons sortent des tranchées Bouchez et du boyau
des Zouaves et s’élancent à l’assaut des pentes du ravin de la
Mort. Le 51éme R.I s’empare des tranchées Grosclaude, Lescaux et
de la Demi-Lune. Le terrain conquit est pilonné jours et nuits.
< Le régiment fait 150 prisonniers, 6 mitrailleuses et 5 minenwerfer.
Pertes:
< Le régiment fait 150 prisonniers, 6 mitrailleuses et 5 minenwerfer.
Pertes:
Le 17 : 39 tués, 108
blessés, 54 disparus
Le 18 : 18 tués 34
blessés 2 disparus
Le 19 : 7 tués, 8
blessés, 2 disparus
Le 20 : 1 tué, 7
blessés,
Le 51éme R.I reçoit une 2éme citations à l’ordre de l’armée et le droit de porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.
Le 51éme R.I reçoit une 2éme citations à l’ordre de l’armée et le droit de porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.
Les Jmo des services de
santé de la 3e division et de la 71e nous permettent de retracer le
plan d'évacuation pour ces attaques de juillet 1917.
Mais grâce a ceux de la 73
eme, on peut replacer sur une carte les différents échelons du
support de santé.
Il sera evacué par les
brancardiers jusqu'au château de Esnes où dans les caves est basé le
poste de secours des brancardiers divisionnaires , puis sera pris en
charge par véhicule automobile des sections sanitaires jusqu'à Ville
sur Cousances. Tout le long du trajet sont échelonnés des postes de
secours à Montzéville,Bethainville, et Dombasle en argonne
Ernest décédera à
l'ambulance chirurgicale stationnée à Ville sur Cousances à l'age
de 29 ans.
jeudi 11 octobre 2012
Support Santé IV, suite de blessure ....
Marcel Dussaule :
Caporal au 282 RI lui se bat sur les flancs de la butte de Notre dame de Lorette, Au début de l'année 1915 le 282 RI tient les tranchées dans l’Aisne à Cuffie, du 17 avril au 7 Mai l est mis au repos et à l'instruction, on le prépare pour les offensives de 1915 qui doivent rompre le front dans la région d'Arras. Le 7 mai , il embarque dans ses wagons à Longpont pour débarquer le lendemain à Frévent, puis il va cantonner à le 11 mai à Tinques, mis à la disposition du 21 corps le 12, il rejoint le bois de Bouvigny et se tient en réserve de la 13 eme division à la Faisanderie, Depuis 3 jours les combats font rage sur la butte de Notre dame de Lorette, « long promontoire dentelé qui domine toutes les positions , d'Aix Noulette, Liévin, Souchez, Careney et Ablain st Nazaire, où les allemands installés depuis quatre mois ont organisés des fortifications redoutables »
Le 13 Mai un des bataillon est sur les pentes sud ouest, l'autre devant ce qui reste de la Chapelle, de gros bombardement et des feux de mitrailleuse bloque l'attaque. 155 tués, 583 blessés, 65 disparus durant ces 15 jours de mai. 396 blessés seront évacués par le groupe de brancardier divisionnaire basé à Bouvigny de la Maison forestière vers les ambulances stationnées en contre bas du plateau, la Ferme Margot, Fouquieres Hersin, Noeux, au moyen de véhicules automobile et hippomobiles,
Marcel Dussaule fait partie des 46 blessés du 282 RI qui seront évacués ce terrible jour.
Une noria de brancardiers s'organise entre les brancardiers régimentaires et les divisionnaires dont le schéma nous est donné par le JMO du GDB de la 13 division Pg88-90. Des abris vers la Faisanderie par les brancardiers régimentaires à bras, de la Faisanderie à la Maison forestière. En brouette brancards.
Puis vers les hôpitaux d'évacuation en voitures automobiles Le support santé vient en fait de la 13 dv et du 21 corps Il sera évacué sur Hersin Coupigny, où il décède. Il ne bénéficiera pas du train quotidien d'évacuation qui part chaque jour de Noeux les mines Hôpital évacuation N= 20 A Noeux Amb 1 du 21 corps à Hersin-Coupigny
Coute Albert,
Comme son « pays » Marcel Dussaule, il appartient au 282 Ri émanation du 82 eme. Depuis le trimestre de printemps, il se bat dans le secteur de Notre Dame de Lorette. Après les combats de mai sur Albain st Nazaire, un temps de repos et de reformation du régiments du coté de Bajus, (du 6 au 14 juin), il participe aux attaques du secteur compris entre le cimetière au sud de Souchez et le Cabaret rouge. Le 21 juin sans aucune préparation d'artillerie, l'attaque se déclenche sur le boyau dit de Bavière, sous le feu intense de mitrailleuse et de l'artillerie allemande. De lourdes pertes sont infligées par ces bombardements violents et sans tréves. Le 22 juin, prise d'une portion de tranchées de ce fameux boyau de Bavière. Le 23 juin dans la soirée , le 282 sera relevé et ira cantonner à Béthonsart.
Georges Couté n'aura pas cette chance, puisqu'il décède dans l'ambulance des suites de ces blessures à Gauchin le légal Sur cette carte, retranscrite d'après celle du directeur de santé du corps et grâce au JMO du groupe de brancardier , on peut se faire une idée des moyen mis en œuvre et le parcourt qu'a du suivre Albert Couté loris de son évacuation sur Gauchin Légal ou était posté l'ambulance qui le recevra.
Ci dessus le dispositif du service de santé pour son corps d'armée. La voie d'évacuation pour la 70 et 77 division est de faite une voie de chemin de fer , sans doute métrique, le brancard sont disposé sur les wagonnet, pour rejoindre le poste relais des véhicules automobiles, Ceux ci transportent les blessés sur les ambulances en fonction du type de blessures graves ou légère. Une remarque, aux Quatre vent stationne la première Ambulance Chirurgicale Automobile L'ACA n°1, révolution dans les moyens du service de santé.
Caporal au 282 RI lui se bat sur les flancs de la butte de Notre dame de Lorette, Au début de l'année 1915 le 282 RI tient les tranchées dans l’Aisne à Cuffie, du 17 avril au 7 Mai l est mis au repos et à l'instruction, on le prépare pour les offensives de 1915 qui doivent rompre le front dans la région d'Arras. Le 7 mai , il embarque dans ses wagons à Longpont pour débarquer le lendemain à Frévent, puis il va cantonner à le 11 mai à Tinques, mis à la disposition du 21 corps le 12, il rejoint le bois de Bouvigny et se tient en réserve de la 13 eme division à la Faisanderie, Depuis 3 jours les combats font rage sur la butte de Notre dame de Lorette, « long promontoire dentelé qui domine toutes les positions , d'Aix Noulette, Liévin, Souchez, Careney et Ablain st Nazaire, où les allemands installés depuis quatre mois ont organisés des fortifications redoutables »
Puis vers les hôpitaux d'évacuation en voitures automobiles Le support santé vient en fait de la 13 dv et du 21 corps Il sera évacué sur Hersin Coupigny, où il décède. Il ne bénéficiera pas du train quotidien d'évacuation qui part chaque jour de Noeux les mines Hôpital évacuation N= 20 A Noeux Amb 1 du 21 corps à Hersin-Coupigny
Comme son « pays » Marcel Dussaule, il appartient au 282 Ri émanation du 82 eme. Depuis le trimestre de printemps, il se bat dans le secteur de Notre Dame de Lorette. Après les combats de mai sur Albain st Nazaire, un temps de repos et de reformation du régiments du coté de Bajus, (du 6 au 14 juin), il participe aux attaques du secteur compris entre le cimetière au sud de Souchez et le Cabaret rouge. Le 21 juin sans aucune préparation d'artillerie, l'attaque se déclenche sur le boyau dit de Bavière, sous le feu intense de mitrailleuse et de l'artillerie allemande. De lourdes pertes sont infligées par ces bombardements violents et sans tréves. Le 22 juin, prise d'une portion de tranchées de ce fameux boyau de Bavière. Le 23 juin dans la soirée , le 282 sera relevé et ira cantonner à Béthonsart.
Georges Couté n'aura pas cette chance, puisqu'il décède dans l'ambulance des suites de ces blessures à Gauchin le légal Sur cette carte, retranscrite d'après celle du directeur de santé du corps et grâce au JMO du groupe de brancardier , on peut se faire une idée des moyen mis en œuvre et le parcourt qu'a du suivre Albert Couté loris de son évacuation sur Gauchin Légal ou était posté l'ambulance qui le recevra.
Ci dessus le dispositif du service de santé pour son corps d'armée. La voie d'évacuation pour la 70 et 77 division est de faite une voie de chemin de fer , sans doute métrique, le brancard sont disposé sur les wagonnet, pour rejoindre le poste relais des véhicules automobiles, Ceux ci transportent les blessés sur les ambulances en fonction du type de blessures graves ou légère. Une remarque, aux Quatre vent stationne la première Ambulance Chirurgicale Automobile L'ACA n°1, révolution dans les moyens du service de santé.
mercredi 3 octobre 2012
Support Santé III,MPF suite de blessures dans les ambulances
Huit poilus répondent à cette sélection et se répartissent sur 3 années, 1914,1915,1917.
pour deux d'entre eux la
fiche individuelle ne porte pas de mention d'une ambulance, cependant
la lecture des JMO des régiments et des Services de Santé Divisionnaires nous permettent parfois de palier à ce manque
d'information. Mais rien en l'état de nos connaissances nous permet
d'affirmer qu'ils sont morts dans une ambulance bien que compte tenu
de la localisation la présomption soit grande.
Notre 1er MPF sur le monument au mort, il décède à Vaubécourt
dans la Meuse le 6 sept 1914 . sa fiche individuelle ne mentionne pas
son décès dans une ambulance. Pourtant les journaux de marche du
service de santé divisionnaire et du groupe de brancardiers nous
donnent la position des éléments du service de santé au cours de
cette journée. Au matin les ambulances 1 et 9 sont à Vaubécourt,
sans autre précision.
L'ambulance N° 2 elle stationne
à la ferme des Merchines, au coude de la route de Rembercourt avec
la section d'hospitalisation du Groupe de Brancardiers. Les brouettes
portes brancards sont en défilés à la sortie de Vaubécourt. Sous
le feu ennemi, les ambulances vont se déplacer dans la journée,
entre Vaubécourt, les Merchines, Rambercourt et pour finir Condé en
Barrois. Dans cette situation confuse, (il y a divergence entre les
deux JMO sur le positionnement de départ), je ne sais à quelle
ambulance Eugène a été conduit, ni où il a succombé à ses
blessures à l'age de 22 ans .
En Aout 1914 son régiment , 346 RI, sera engagé dans les combats des Hauts de Meuse et de la Woevre .Le 6 septembre les allemands sont signalés sur une ligne Lironville Mamey. Au début de septembre le régiment participe au combat au nord de St Mihiel. (Lamorville, Varvenay, Chaillon).
Le 20 septembre il rejoint Noviant aux prés.
Les différents journaux de marche nous permettent de localiser le poste de secours proche de la ligne des combats, la section de brancardier et l'ambulance divisionnaire. Si on regarde un peu la carte, on remarque un
échelonnement des moyens de santé tout les 2 km. L'ambulance elle
se retranche à 6 km des combats dans le château de ManonvilleI.Il y décédera le 29 sept 1914,
il a 30 ans.
Julien Chambon tient les lignes entre Vauquois et Boureuilles. Depuis le mois de novembre, un train sanitaire quitte les Islettes pour évacuer les malades et les blessés. La lecture des JMO du service de santé nous permet de placer sur la carte les éléments du service avec son étagement. Le groupe de brancardier est a Parois, une ambulance y est jouxtée, une autre a Vraincourt, une à dans Clermont et une à la gare. Ces éléments se trouvent à plus de 10 km du front du 82 Ri. Aucune indication d'un transport automobile dans les JMO santé, aucune indication des postes de secours du régiment. Plus d'une centaine de poilus ont les pieds gelés chaque jour et sont évacués. Entre 2 et 10 blessés jour passent par les formations sanitaires.
René Chambon n'aura pas la chance de monter dans le train d'évacuation quotidien, il décédera aux Islettes, le 13/01/1915 après deux années de présence au régiment, il a 22 ans.
Son acte de décès sera transcrit par Pierre Paul Steiner officier d'administration 1 cl.
Gaudin Denis et Carignon Albert, compagnons de régiment originaires de Pannes se feront tuer à Boureuilles le 16 et 19 janvier.
mercredi 26 septembre 2012
Support santé II , les blessés décédès dans les Hôpitaux
Les Morts pour la France décédés
des suites de blessures.
Onze «Pannais » sont morts des
suites de blessures de Guerres. Aucun pour l'année 1916 , ni pour
l'année 1918 reprise des offensives.
Tout les deux sont décédés au mois de juin 1915 à quelques jours d'intervalle.
Gaston Josselin,
agé de 30 ans, marié, caporal au 282 eme RI (régiment de réserve
issu du 82 eme dont la caserne est à Montargis), est hospitalisé à
l'hôpital de l'arsenal de Brest .
En mai, le 282 eme Ri
participe aux combats de Notre Dame de Lorette. On peut considérer
qu'il y fut blessé, et évacué. Il décède le 8 juin 1915, à plus
de 600 km de chez lui, et à plus de 700 km des lieux des combats.
Son évacuation sur Brest comporte sans aucun doute plusieurs étapes, on les reprendra pour Marcel Dussaule et Albert Couté appartenant tout les deux au même régiment, mais qui ne pourront bénéficier d'une évacuation sur l'arrière. La dernière etape étant le train sanitaire qui part chaque jour de Noeux les mines vers les hôpitaux de l'intérieur.
Gillet Eugéne,
né à Corquilleroy est âgé de 35 ans. Il appartient au 169 Ri qui
lui se bat dans le Bois le Prêtre, près de Pont à Mousson. Son
régiment perd chaque jour des hommes dont une dizaine sont évacués.
Il sera dirigé sur l'hôpital d'Aubenas dans l'Ardèche à plus de
600 km. Il y décède le 27 juin 1915.
Son « copain de régiment » Anson Léon 22 ans, a été tué dans le même bois le prêtre le 02 juin, au cours d'une attaque.
On a du mal à imaginer
la souffrance de ces blessés, transportés dans des wagons
sommairement aménagés, dans des trains qui devaient subir la
régulation des trains montant, aux multiples arrêts en gare.
La doctrine de l'époque,
selon les recommandations des autorités du Service de Santé,
étaient, panser, empaqueter, et évacuer sur les hôpitaux de
l'intérieur par train sanitaire. Les interventions dans les
ambulances sont rares et que pour les cas d'amputation strictement
nécessaire. Ceci explique les évacuations si lointaines à nos
yeux, cette doctrine va évoluer avec les progrès structurels
(AUTOCHIR, hôpitaux sous baraques), progrès chirurgicaux (asepsie,
audace,), et le fait de la guerre de position .
mardi 11 septembre 2012
Quel support santé ont bénéficié nos poilus
Les morts pour la France
de la commune de Pannes, se divisent en deux grandes catégories :
Ceux qui sont mort au
champs d'honneur , tué à l'ennemi, et les autres.
Parmi les autres on
considère encore deux catégories principales : Décédés des
suites de blessures ou suite à une maladie contractée en service.
Enfin d'autres mentions
peuvent apparaître, constatant des causes non « habituelles »,
naufrage par exemple.
Il peut être intéressant
sur ce petit échantillon que constitue le MAM de Pannes de comparer
ces données et d'essayer d'éclairer ces chiffres.
Sur les 53 Mpf recensés
sur ce monument, 2 ont une mention particulière :
Pour l'un, Béguin
François, 42 ans,appartenant au 59 RIT, à disparu dans le naufrage du Gallia en méditerranée, alors qu'il rejoignait l'armée d'Orient
à Salonique le 4/10/1916.
Pour l'autre, François
Emile, 22 ans, caporal au 79 RI, est mort en captivité
Schneidemuh en Prusse
aujourd'hui en Pologne, le 30 novembre 1918.
Ces deux soldats ont été retirés de
la petite étude qui va suivre, les causes de la mort n'étant pas
dans la nomenclature officielle. On pourrait discuter les deux cas ;
en effet le naufrage du Gallia, du à un torpillage d'un sous marin
allemand, Béguin François est mort « au champs d'honneur »
même s'il n'était pas combattant ; quand François Emile, on
peut suspecter une maladie liée à ses conditions de détention. On
pourrait donc les rattacher chacun dans une des catégories précitée
dans le tableau.
34 sur les 53 ont été
tué à l'ennemi, soit les deux tiers de notre petit échantillon. Ou
autre façon de présenter les choses, les tués représentent le
double des deux autres catégories.
Cette proportion 1/3, 2/3
se retrouve presque entre suite de blessure (11) et maladie
contractée en service (6). Je n'ai pas a ce jour de statistique
générale pour voir si ces proportions méritent une généralisation.
On remarque dans la
distribution par année, la forte incidence des folles attaques de
1915, et les importante pertes pour 1914, ou pour six mois de guerre,
on a exactement la moitié des tuées de 1915.
Intéressons nous à ces deux
catégories: suite de blessure et maladie contracté en service.
17 Individus vont retenir notre
attention.
Inscription à :
Articles (Atom)