dimanche 2 février 2014

Les poilus de L'ame



Un nouveau blog, résultat du travail de l'atelier de L'UTL sur le centenaire vient de voir le jour. Cela a pour conséquence un petit changement dans la publication des articles concernant la guerre de 14-18 dans ce blog Pannes au Fil des ans. On reprendra donc la parution des chronique et de sujet sur Pannes et ses environs, mais en excluant les années du premier conflit mondial. (sauf pour Pannes ).

samedi 4 janvier 2014

Les poilus de L'ame II

Les Inscriptions Multiples

Trente six individus « bénéficient » d'une inscription multiple, deux se retrouvent même sur 3 Mam différents :
Berthier Marcel Armand, se retrouve sur les Mam de Châlette, Pannes, St Maurice /Fessard.
Josselin Gaston Henri quand à lui est inscrit sur ceux de Châlette, Pannes, Montargis.
Je n'ai pas recherché pour chaque individu s'il y avait une inscription sur un Mam autre que celui des communes prisent en compte dans l'étude. Cependant ce cas peut exister, comme pour Anceau Louis Gabriel qui est porté sur les Mams de Chalette, Pannes, et celui de Corbeil en Gâtinais.
Une fois ces inscriptions multiples repérées, nous avons éliminé les doublons, en ne gardant pour les exploitations ultérieures qu'une fiche par poilu.
Après ce travail , il nous reste 844 Morts pour la France inscrits sur les 15 Monuments des communes formant l’Agglomération Montargoise et des Rives du Loing.

Provenance Géographique

Grâce à la fiche MpF, on peut déterminer non seulement la Commune de naissance mais aussi le département, premier critère de notre analyse. Deux fiches ne nous ont pas permis de retrouver la commune, par suite notre échantillon porte sur 842. Nos poilus viennent de 32 départements différents.
Le Loiret, sans surprise, en enregistre 722 soit plus de 85 %, nous reviendrons sur ceux si pour en faire une analyse par canton.
Trois départements, La Seine (25), l' Yonne (22) , La Seine et Marne( 15), suivent le Loiret, départements proche , pour ne pas dire limitrophe du Loire La seine, étant « proche » par les communications par voies ferrées, deux lignes aboutissent à Paris.
Entre 5 à un seul individus se répartissent sur les 28 restants. L'un d'entre est né en Algérie, à Mostaganem plus exactement. La carte ci contre illustre la dispersion de ces provenances
Quelques provenances nous interpellent, la Haute Garonne, les Hautes Alpes, sont franchement pas sur une ligne de communication naturelle avec Montargis. De même, les Côtes du Nord, que sont venus faire ces 4 bretons dont 2, à vingt ans habitaient la région montargoise puisque leur bureau de recrutement est Montargis !
Comme ces Chti, des départements du Nord et de la Somme et du Pas de calais, dont deux seront « recrutés » par des bureaux de la Seine (n° 2, 4), leur dernier domicile est Paris, ou la Chapelle/Aveyron(45), Beuvrages près de Valenciennes. Un seul est domicilié à Montargis. Quel est le lien qui les amènent à figurer sur nos Mams. L'un est Capitaine, d'un régiment, le109 RI (en 1914 casernement Chaumont) au moment de son décès, sans lien apparent avec le Montargois, son dernier domicile connu est Paris. Fut'il un moment un officier du 82e RI ? Et par ce fait honoré par la ville de Montargis.
Ou encore ces deux « Bordelais » dont l'un est capitaine, l'autre soldat. Si pour le Capitaine la réponse est simple, il fut enregistré au bureau de Montargis à 20 ans et son dernier domicile est notre ville, pour le soldat, on peux rester perplexe.
Cette question ne sera pas facile à résoudre, leur fiche matricule pourrait nous y aider avec la notion des différents domiciles transcrit. Pour le moment cette recherche ne m'est pas possible.
Un des éléments de réponse tient sans doute à des facteurs économique, et aux industries qui prospèrent en ce début du siècle dans l'agglomération, dont l'un des grand pôle d'attraction des ouvriers est l'usine Hutchinson à Châlette.

samedi 28 décembre 2013

Les poilus de L'Ame I

La communauté de Commune de l'Agglomération Montargoise et des Rives du Loing regroupe aujourd'hui une quinzaine de commune autour de Montargis.
Après avoir passé un peu de temps avec les Poilus de Pannes, je me suis intéressé, en élargissant un peu l'horizon , à ceux de notre communauté de commune d'aujourd'hui, soit les communes de l’agglomération Montargoise et des rives du Loing, qui s'est récemment adjoint de nouvelles communes, soit au total quinze communes, dont la plus petite en superficie n'est autre que le chef lieu ! Amilly , la plus étendue est
équivalente à 5 fois la surface de Montargis.
Sur un siècle la population a plus que doublée, et si le chef lieu est encore le plus peuplé, il est maintenant talonnée, par sa proche banlieue en particulier Châlette et Amilly

Sur un fond de carte de IGN actuelle, apparaît en rose les communes prises en compte dans cette petite étude. On voit la concentration urbaine autour des limites de Montargis et l'étude des communes avoisinantes comme Amilly , la plus étendue, Paucourt et sa forêt, Pannes l'agricole. Toutes ont vu leur population s’accroître, sauf une Conflans sur Loing qui au cours du siècle perd des habitants.

Sources et Méthode de travail.

Profitant des ressources aujourd'hui à notre disposition en ligne, nous avons collecté les listes des inscrits sur les monuments aux Morts des différentes communes sur le site de Généalogie dédié à 14/18 Mémorial GenWeb.
Puis pour chaque Inscrit, une interrogation de la Base du Ministère de la défense SGA pour retrouver la fiche dite Mort Pour la France.
Dans une base de données élaborée dans un tableur pour pouvoir ensuite faire des dénombrements , on collecte les données suivante :
La commune du MAM, Nom, Prénoms, Date de naissance, Commune de Naissance, département, N° matricule, Bureau de recrutement, Grade, Unité, date de décès, Lieu de décès, Département du décès, Genre de Mort, Commune de transcription, Date de transcription, des commentaires , par exemple le n° de l'ambulance ayant constaté le décès...
Des informations calculées sont insérées comme la classe, l'âge au décès, l'année et le mois du décès.
Le bureau de recrutement nous permet de situer dans l'espace, à 20 ans où se trouvait notre poilus, ce fut parfois un élément discriminant, dans les cas d'homonymie ou de doute sur la fiche. La commune de transcription nous renseigne sur le dernier domicile connu, renseignement incomparable pour les « migrants », Montargis, la « Ville », attire des hommes parfois de très loin, la Loire atlantique, la Somme en sont deux exemples
  Le tableau ci dessus collecte nos données globales :
Pour les 26107 habitants de la zone étudié, 1086 sont inscrits sur les MAM au titre de la Guerre de14-18.
  Seulement 882 fiches sur le site SGA Mémoire des Hommes ont été enregistrées : les204 « manquants » sont dus pour la plus part soit à des homonymies non résolues, soit que la fiche n'a pas été identifiée. Pour retrouver les manquants, il nous faudrait avoir accès aux listes originales lors de l'érection des dits Mam.
  Les Nés dans la Commune du Mam, ne représentent que le tiers, signe d 'une mobilité géographique a explorer de plus prés pour la quantifier de manière plus rigoureuse, en mesurant la distance entre le lieux de naissance et le MAM considéré.
  Par contre, prés de 70 % des inscrits, ont élu domicile dans la commune du MAM. Pour avoir un taux qui représente au plus prés les « fils de la commune », il faudrait ajouter à ce taux, le pourcentage des nés dans la commune dont le « dernier » domicile est autre. Il n'en reste pas moins une portion, qui pour des raisons qui nous échappent encore, sont inscrits, et rien dans les éléments en notre possession à cet instant, nous permet de comprendre pourquoi les édiles d'une commune, les ont fait figurer sur leur monument. Une
résidence, à un moment ou à un autre doit sans doute être une explication.
  Cependant, il nous faut examiner de plus prés notre échantillon de 882 poilus. En effet, Il existe pour un certain nombre d'individu, des inscriptions multiples sur des MAM de commune différente, commune de naissance, commune de domicile.

A suivre....

mercredi 20 novembre 2013

Le carré militaire de Montargis (breve présentation)

Le cimetière de Montargis abrite un carré militaire ou plus de 312 personnes sont inhumées. Si ce carré contient des sépultures de tous les conflits, la grande majorité date de la première guerre mondiale.





Quelques données factuelles sur les sépultures.

La grosse majorité des tombes proviennent du 1er conflit mondial. Cependant tous les inhumés  ne sont pas de nationalité française.
Un belge, deux ressortissant du Commonwealth, six russes, les malgache, tunisien, et indochinois sont des soldats de nos anciennes colonies. Parmi les 25 dont on a pas la nationalité un grand nombre sont des travailleurs nord africains déplacés pour les dures besognes à l'arrière du front.
les deux tombes du Commonwealth sont répertoriées en tant que telles à l'entrée du cimetière.

Sur les deux cent soixante français répertoriés,  une recherche sur le site de mémoire des hommes a été faite pour retrouver leur fiches MPF, à ce jour 170 seulement ont été retrouvés.

Cela nous permis de retrouver la date de leur décès et de présenter le tableau des années de décès, Sans surprise les 5 derniers  mois de l'année 1914 sont les plus désastreux. Puisqu'en 5 mois on a le double des décès de l'année 1918 ou presque le double de 1915 année horrible pour le nombre des attaques afin de rompre le front.

Sur ces 170 fiches, 168 porte la mention hôpital au moins et souvent le n° de l'hôpital complémentaire.
31 fiches ne donnent pas de nom particulier, l'hôpital temporaire n°1 n'existe pas à Montargis, erreur de transcription?
Deux lieux nous interpellent, en effet 3 poilus sont déclarés décédés à la gare, on peut penser qu'en fait ils sont morts durant le transport et que leur décès a été constaté en gare ou  l'infirmerie de la gare.
Un autre décès est constaté à l'infirmerie du dépôt du 169 Ri, en fait un établissement scolaire.





Sur ce tableau ci dessus, on a la liste des hôpitaux leur capacités en lit, et la date de début de leur mise en service.



Leur localisation dans la trame des rues montargoises, comme on le constate, assez loin de la gare.
De quoi sont morts nos chers poilus ?
Ce qui frappe dans le tableau ci dessus, c'est l'inversion des causes entre le début de la guerre et la fin.
En 1914 la principale cause de décès est, les suites de blessure, 6 fois plus que des maladies. Sur le front, on empaquette et on évacue sur les hôpitaux de l'arrière. pas d'antiobiothérapie, pas de transfusion, pas de nettoyage chirurgical des plaies, résultat: gangrène, infection, choc ....
Le premier décès avec mention Mort pour la France:
Adrien Léon Fouich né le 12/06/92 à Monzac (34) du 61e RI décède des suites de ses blessures le 03/09/14 à l'hôpital de Montargis. il a 22 ans. Il repose au rang 5 1ere tombe du carré militaire.
Le dernier décès  :
Henri Félix Eluard né en 1898 en Seine et Marne (Pupille de Seine et Marne) du 82 RI décède des suite de maladie le 21/07/1919 à L'hôpital de Montargis. Il a 21 ans, a t il vraiment combattu ?
En 1918 c'est surtout la marque de la grippe et ou des pneumonies. une étude plus fine nous permettrait sans aucun doute de mettre cet aspect en évidence.


J'ai renoncé pour le moment à faire une synthèse des unités qui sont représentés, trop grande variétés.
 Un certain nombre d'emplacement sont vides, sans doute des tombes relevées. je n'ai pas fait l'histoire de ce carré faute d'accès aux archives municipales .
Dans la liste, on trouve un interprète des prisonniers de guerre, les tombes des soldat allemands décédé a Montargis ont été transférées sur Orléans en 1939, je n'ai à ce jour aucune information sur les prisonniers de guerre allemand dans la région montargoise.

Il reste encore beaucoup a faire et à découvrir dans les archives locales concernant les hôpitaux du Montargois et les poilus de 14-18.

le carré un jour de novembre

Nous aborderons d'autres aspect de cette époque, dès lors que les sources nous serons accessibles, en particuliers en essayant de lever les doutes sur ceux que nous n'avons pas pu retrouver sur le site mémoire des hommes, ou sur le fonctionnement de ces hôpitaux temporaires.
Vous pouvez si vous le souhaitez, consulter le relevé des tombes de ce cimetière sur le site Mémorial Genweb  >>ICI<<

vendredi 25 octobre 2013

Le 59 RIT et le nauftage du Gallia (2)

La relation dans la Presse Nationale

Les moyens de communications de l'époque ne sont pas ceux d'aujourd'hui, pas d'internet, ni TV, pas de radio et de grand reporter. De plus toute la communications des faits de guerre est contrôlée par les autorités, la presse est caviardée ; il suffit de voir les blancs dans les colonnes des grands quotidiens. Le drame a lieu de 4 octobre, le 5 les premiers rescapés sont récupérés, ce n'est que le 10 octobre soit 6 jours après la catastrophe que la nouvelle est diffusée par la presse nationale.
Le ministère de la guerre, et celui de la Marine ont affiché la nouvelle et communiqué les premières listes de disparus et ou de rescapés.
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Quelques quotidiens n'en parlent pas, comme l’Intransigeant, ou le Siècle, ce jour là, la Une est disputée par trois thèmes majeurs, La Somme et les Anglais, Verdun, et surtout la guerre sous marine , avec les attaques de navires marchand au large des États Unis. C'est souvent le même texte, à savoir le communiqué de la Marine et du Ministère de la guerre.

dimanche 13 octobre 2013

Le 59 RIT et le nauftage du Gallia (1)

1915, les armées à l'ouest sont enterrées dans leurs tranchées, les alliés sur l'impulsion de Churchill, créent un nouveau front dans le ventre mou de l'Europe.

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Ce sera l'expédition contre le détroit des Dardanelles, qui se termine par un échec.
Le corps expéditionnaire va être redéployé sur la Grèce et installé à Salonique pour mener les attaques vers le Nord. Sous la responsabilité du Général Sarail, un nouveau front contre les Bulgares et les empire centraux est créé, en remontant la vallée du Vardar. Ce front ne s’éteindra qu' à la fin 1918.
Pour le soutien et le transport des troupes sur ce front de l'orient, une flotte de navires marchands et de paquebots va être réquisitionnée en plus des moyens de la Marine. Compte tenu de l'éloignement il faut pour un cargo de cette époque une dizaine de jour pour faire la traversée entre Toulon et la baie de Salonique.
Risque supplémentaire, des hordes de sous marins allemands attendent leur proies au débouché de la Sicile.


vendredi 3 mai 2013

Support Santé XX les ravages de la grippe

Couté Désiré Maria :
Il est né à Dordives , dans le canton de Ferrière, Son père est cultivateur à Pannes
 Au moment de son conseil de révision, Il est lui même domicilié à Pannes au bourg et exerce le même métier que son père. Il mesure 1.69 et a les yeux vert.

1erdragonb sur Imagesia

il va faire son service militaire dans le 1er régiment de Dragons à Joigny. Il est incorporé le 16 Novembre 1900.