vendredi 25 octobre 2013

Le 59 RIT et le nauftage du Gallia (2)

La relation dans la Presse Nationale

Les moyens de communications de l'époque ne sont pas ceux d'aujourd'hui, pas d'internet, ni TV, pas de radio et de grand reporter. De plus toute la communications des faits de guerre est contrôlée par les autorités, la presse est caviardée ; il suffit de voir les blancs dans les colonnes des grands quotidiens. Le drame a lieu de 4 octobre, le 5 les premiers rescapés sont récupérés, ce n'est que le 10 octobre soit 6 jours après la catastrophe que la nouvelle est diffusée par la presse nationale.
Le ministère de la guerre, et celui de la Marine ont affiché la nouvelle et communiqué les premières listes de disparus et ou de rescapés.
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Quelques quotidiens n'en parlent pas, comme l’Intransigeant, ou le Siècle, ce jour là, la Une est disputée par trois thèmes majeurs, La Somme et les Anglais, Verdun, et surtout la guerre sous marine , avec les attaques de navires marchand au large des États Unis. C'est souvent le même texte, à savoir le communiqué de la Marine et du Ministère de la guerre.

dimanche 13 octobre 2013

Le 59 RIT et le nauftage du Gallia (1)

1915, les armées à l'ouest sont enterrées dans leurs tranchées, les alliés sur l'impulsion de Churchill, créent un nouveau front dans le ventre mou de l'Europe.

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Ce sera l'expédition contre le détroit des Dardanelles, qui se termine par un échec.
Le corps expéditionnaire va être redéployé sur la Grèce et installé à Salonique pour mener les attaques vers le Nord. Sous la responsabilité du Général Sarail, un nouveau front contre les Bulgares et les empire centraux est créé, en remontant la vallée du Vardar. Ce front ne s’éteindra qu' à la fin 1918.
Pour le soutien et le transport des troupes sur ce front de l'orient, une flotte de navires marchands et de paquebots va être réquisitionnée en plus des moyens de la Marine. Compte tenu de l'éloignement il faut pour un cargo de cette époque une dizaine de jour pour faire la traversée entre Toulon et la baie de Salonique.
Risque supplémentaire, des hordes de sous marins allemands attendent leur proies au débouché de la Sicile.


vendredi 3 mai 2013

Support Santé XX les ravages de la grippe

Couté Désiré Maria :
Il est né à Dordives , dans le canton de Ferrière, Son père est cultivateur à Pannes
 Au moment de son conseil de révision, Il est lui même domicilié à Pannes au bourg et exerce le même métier que son père. Il mesure 1.69 et a les yeux vert.

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il va faire son service militaire dans le 1er régiment de Dragons à Joigny. Il est incorporé le 16 Novembre 1900.

dimanche 28 avril 2013

Les tribulations d'un Zouave en Gatinais

Parmi nos 52 poilus inscrit sur le Mam de Pannes, il y en a qui ont parfois des parcours singuliers,
Fernand Picard en est un exemple:

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Il est né à Seichebriere, dans la foret en plein coeur de la forêt d'Orléans le 2 septembre 1879.



 En 1876 la commune compte 169 habitants. Son père Désiré et sa mère Deschamps Alexandrine y ont sans doute résidé avant d'aller à Nibelle 8 km environ au  nord.
A vingt ans , au moment de son conseil de Révision, il habite avec sa mère à Nibelle, son père est à ce moment décédé.

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Il y est domestique de ferme (ouvrier agricole). Il mesure 1.56, de petite taille donc, et a les yeux bruns. Il a acquis au moins le niveau du certificat d'étude primaire. En 1896 trois ans avant son départ a l'armée, Nibelle compte plus de 1100 habitants. 10 fois plus que son village natal!

Il est appelé au service militaire le 22 novembre 1900 au 2eme Zouave ; il y arrive le 25 novembre. Il va faire la campagne de maintien de l'ordre en Algérie. Basé à Oran, Il va pas aller en Chine se battre contre les Boxers , mais participera à plusieurs opérations en Kabylie, Béchar et Beni Abbes, Berguent (Maroc).
Il est renvoyé dans ses foyers le 19 Octobre 1903. De la, date sa première résidence à Pannes où il y reste 2 ans.

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Césarville du 31 décembre 1905 au 26 mars 1906. chez Mr B...(illisible)

Pannes du 26 mars 1906 au 16 mars 1908 au hameau de Montbonnin. 
Pannes compte alors plus de 1000 habitants. Au hameau de Montbonnin deux grosses fermes mettent en valeur les terres et le reste des vignobles avoisinants.
Il résidera en tout 4 ans à Pannes.

Levallois-Perret du 15 mars 1908 au 26 juillet 1908 .Deux domiciles successifs dans cette ville, rue du bois, rue Victor Hugo). la rue Victor Hugo est proche des faisceaux des voies ferrées de la grande gare parisienne St Lazard. Ses domiciles successifs sont il des hôtels garnis?  Aujourd'hui il ne reste rien des immeubles de cette époque. Que fait il pendant ces 5 mois dans la région parisienne ? à la recherche d'un travail en Usine ? De création récente, 1866, la ville compte en 1906 plus de 61000 habitants.

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Le Coudray du 28 juillet 1908 au 19 avril 1909 ( Le Coudray Montceaux près de st Fargeau Ponthierry). En 1906 la commune compte 600 habitants, traversé par la Seine, elle l'est aussi par la ligne de chemin de fer d'Orléans. Si le Coudray est plus bourgeois (résidence secondaires), Montceaux lui est franchement agricole 

Puis Chevannes à partir du 19 avril 1909 , au sud de Corbeil Essonne, chez Mr Mouillot. Chevannes se trouve au sud ouest du Coudray a environ 5 km à vol d'oiseaux.
Dernier domicile transcrit sur sa fiche matricule.

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Chevannes sera la commune ou il résidera le plus longtemps, plus de 5 ans.
Ces périodes ressemblent fors à des périodes de « louage » d'un ouvrier agricole.
4 grosses exploitations exploitent plus de 50 %  de la superficie de la commune. Plus de 150 hectares sont dévouées aux cultures de betteraves sucrières ou d'alcool.

Il part rejoindre le 21 régiment d'infanterie coloniale le 14 Août 1914. à Paris (Fort d'Ivry).  Il a 35 ans , dés lors ses pérégrinations sur tous les fronts se feront au hasard de ses affectations qui furent nombreuses et variées durant les 4 années de guerre. (voir sa fiche individuelle).

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En octobre 1917 il est renvoyé à la distillerie de Chevannes (Mr Douchain), placé en sursis d'appel, du 24 octobre au 2 février 1918, sans doute pour assurer la campagne  betterave à alcool de cette distillerie. En juillet 1918 il est gazé au trou Bricot en Champagne et bénéficiera de 20 jours de convalescence. Les passera t'il à Chevannes. Il se fait tuer à la lisière d'Orfeuil le 4  octobre 1918, un mois avant la fin des hostilités.
Il est enterré au Cimetière militaire d'Oofeuil tombe N°712.
Il est inscrit au monument aux morts de Chevannes avec les 13 autres poilus et celui de Pannes en compagnie de 52 autres.
Il n'est pas porté sur ceux de Nibelle, et Seichebriere.

dimanche 24 mars 2013

Support Santé XIX un cas de réforme Lioret Ernest

Lioret Ernest

Il est né à Pannes le 10 octobre 1878, classe 1898 de parent cultivateur.
A 20 ans , au moment du conseil de révision, il est lui même cultivateur, mesure 1.76 , a les yeux bleus. Il posséde au moins le niveau du certificat d'étude.

Malgré sa taille , grande pour l'époque, il est ajourné deux fois pour faiblesse :
en 1899,1900,et en 1901 il est versé dans les services auxiliaires toujours pour la même raison
Il s'installe à Villemandeur le 3 novembre 1914. il a alors 36 ans.
Le même jour (?) le conseil de réforme de Montargis le classe dans le service armé, il est appelé au 38 régiment d'infanterie territoriale le 18 novembre 1914.
Mobilisé au premier jour (2 août 1914) le 38e régiment d'infanterie territoriale se forme à Montargis avec l'aide du corps actif (82eR. I.).  
Les compagnies de dépôt laissées à Montargis sont les 13e, 14e et 15e.
Le régiment, à l'effectif de 3.155 hommes, encadrés de 47 officiers, quitte Montargis le 6 août, par trois échelons d'enlèvement, pour être dirigés sur la place d'Épinal


Contexte :
Il fait donc ses classes à Montargis
Les 3 bataillons de son régiments sont éclatés autour d''Epinal. d'Aout 1914 à la fin de l'année.
Par en campagne le 14 février 1915
A cette époque, son régiment est déployé au nord de Baccarat, il appartient à la 142e brigade 71e division du détachement de l'armée de Lorraine

Pendant quatorze mois, le 38e régiment d'infanterie territoriale tiendra les tranchées de première ligne en avant de Baccarat : deux compagnies du 3ebataillon au Grand-Bois, deux compagnies du 1erbataillon à Ancerviller et deux compagnies du 2ebataillon au Bois Lecomte 
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Trois compagnies sont en cantonnement d'alerte à Sainte-Pôle, Montigny et Migneville, soumis à des bombardements assez intenses ; les autres compagnies sont au demi-repos à Vacqueville, Merviller et Reherrey.
Le 11 septembre 1915 le directeur du service de santé divisionnaire visite les cantonnements du 38 RIT :
« Montigny : cantonnement externe bien tenu, cantonnement interne mal tenu, chambres malpropre et mal tenues »,
« Migneville : cantonnement très bien tenu, chambres très bien installées,../.. l'infirmerie avec poste de secours est en bonne voie d'organisation » 
« A Vacqueville l'infirmerie du 38 RIT est bien organisée mais mal tenue, le matériel nécessaire manque pour installer certain services »
38ritss sur Imagesia


Déclaré malade le 19 décembre passe par une ambulance puis est évacué sur un hôpital de l'intérieur le 25 janvier 1916.
Baccarat possède à cette époque deux hôpitaux , l'un de 229 lits dans l'hôpital civil et militaire et l'autre de 250 lits implanté dans l'école de la Cristallerie.


baccarathop02 sur Imagesia


Son évacuation , a été faite à partir de Baccarat, mais nous n'avons, sur les différents documents à ce jour en notre possession, aucun renseignement vers quel hôpital il fut dirigé à l'intérieur, seul son dossier médical permettrait d'avoir quelques éclaircissement sur ce point.
Réformé temporaire en catégorie 2 le 26 septembre 1916 , il est renvoyé dans ses foyers le même jour,avec un diagnostic de bronchite suspecte.
Depuis le début de la guerre, il habite à Villemandeur, à 5 km de centre du bourg de Pannes.

Il est reformé N°2 définitivement le 17 août 1917 par la commission de réforme de Montargis.


REFORMES N° 2

La réforme définitive n° 2 est prononcée soit pour des infirmités antérieures à l’incorporation, soit
pour des infirmités ou mutilations résultant de blessures reçues en service, soit pour des infirmités
provenant de maladies ne résultant pas du fait même des obligations du service militaire.
Elle résulte également, de plein droit, du rejet par le ministre d’une proposition de congé de réforme n° 1 et ce, à la date de la comparution de l’intéressé devant la commission spéciale.

Les réformés n° 2 n’ont droit ni à pension, ni même à la gratification renouvelable. Ils sont,
cependant, hospitalisés tant que l’exige leur état de santé, et le ministre est autorisé à leur accorder
soit une allocation temporaire (loi du 9 décembre 1916), soit un secours éventuel. 


Son dossier de réforme nous éclairerait, sur le raisonnement des médecins de la commission. Est ce son état médical de faible constitution avant l'incorporation qui a joué en sa défaveur, ou bien un autre argument ,infirmité ne provenant pas ...du fait des obligations de services militaire ?


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Un an plus tard, il décède des suites de cette maladie (tuberculose probable) le 3 novembre 1918, 8 jours avant la fin de la guerre, il a alors 40 ans.

vendredi 4 janvier 2013

Support santé VIII les suites de maladie contractée...


Garnier Casimir

il est né le 4 mars 1877 à St Germain des prés, petite commune dans la vallée de l'Ouanne, affluent du Loing à une dizaine  de km de Montargis. Au moment de son conseil de révision il habite Chatillon Coligny, où il y exerce la profession de domestique, c'est à dire ouvrier agricole. En Janvier 1908 il est domicilié à Pannes au hameau de st Catherine.
Classe 1897, il fait son service militaire au 4 eme bataillon de chasseur à pied à St Nicolas de Port en Meurthe et Moselle. En 1907 dans la réserve, il est affecté au 30 e RAC d'orléans.
Mobilisé en Août 1914 il arrive le 6 du même mois au 45eme RAC à Orléans ,
Depuis 1910, le 45eme est à la caserne Du Portail,  Orléans, du nom du général du même nom, cette caserne pas loin de la cathédrale, n'existe plus aujourd'hui.

Je ne sais pas à quelle batterie il appartient, mais son régiment va suivre le 5 eme corps d'armée.
Il embarque dès le 6 août, et le 8 août débarque à Lérouville. Participe à la bataille des frontières vers Longwy, puis à la retraite vers Bar le duc ( carte du 45 RAC).

Afficher 45e Rac aout sept 14 sur une carte plus grande
Dès le 16 septembre le régiment est positionné en Argonne autour de Clermont, et participe aux combats sur Vauquois, Boureuilles, il ne quittera pas le secteur de l'année 1915.
Le 2 mars 1915 Casimir passe au 5eme escadron du train des équipages de Fontainebleau. Lui aussi basé dans le secteur de l'Argonne. 
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Le Quartier général du 5 eme escadron est à Noiremont, au dessus de st Menehould. Compte tenu de la diversité et de l’éclatement des missions , il nous difficile de localiser Casimir plus précisément durant cette période jusqu'en septembre.
Le 23 septembre de cette même année il est affecté au 2e groupe d’aviation de Lyon et part pour l'armée d'orient le lendemain.
Gaudron3 sur Imagesia Il est affecté à l'escadrille 89 qui se regroupe avant son départ à Lyon Bron.  « L’escadrille C 89 S est rassemblée à Lyon le 11 octobre 1915 sous les ordres du capitaine pilote Franck Delanney, composée de 6 autres pilotes et 4 observateurs.
Les appareils sont des Caudron G 3 (6 exemplaires), et la lettre « S » de son nom indique qu’elle est destinée à servir en Serbie, pays alors attaqué en tenaille par les troupes germano-autrichiennes et bulgares ».


Embarquée le lendemain à Marseille sur le Duc d'Aosta, navire italien.
Le 19 octobre 1915, elle débarque à Salonique après 7 jours de voyage.
Pendant 10 jours, l'escadrille va remonter ses avions Caudron 3 et installer le parc d'aviation et le camp Allatani au sud est de Salonique.
canmpsalonique2 sur Imagesia

Il va séjourner avec son escadrille de ce mois d'octobre à juillet 1916 et la suivre dans ses déplacements. Il remplit les fonctions de conducteur de voiture hippomobile.
Saloniqbaseaeri sur Imagesia
Pendant les deux derniers mois de 1915, à la frontière de la Serbie, puis à Topcin jusqu'en mai 16 avant de remonter à Sinet Issar près du lac d'Anatovo.
En juillet son escadrille, semble affectée par une épidémie ; puisque l'on dénombre14 hommes de troupe sur 92 à l'hôpital le 1 juillet.
Il entre le 1 juillet à l’hôpital temporaire N° 7 , ou il décède 5 jours plus tard. Maladie contagieuse ? Pic paludéen comme beaucoup de soldat à Salonique? L'exploration de son dossier médical qui dort à Limoge nous apporterait sans doute la solution. Il a 39 ans.
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Hôpital N°7 credit ministère de la culture

Cependant, entre 3 sources d'informations, sa fiche MPF, le carnet de comptabilité de l'escadrille 89 et sa fiche matricule, il existe des divergences de dates et de lieux.
Sur sa fiche MPF il décède le 6 Juillet.
Sur sa fiche matricule , le 8 juillet à l'hôpital n°8 de Salonique.
Dans le carnet de comptabilité le 6 Juillet à l'hôpital n° 7.
Compte tenu des erreurs de transcription sur les fiches matricules je préfère garder la date du 6 juillet , 2 sources, et l'hôpital n° 7 compte tenu de la proximité de la source.

En janvier 1916, A. Laveran écrit une notice rédigée à l'attention de l'Armée d'orient : » le Paludisme est endémique dans une grande partie de la Grèce.... et l'on doit craindre que notre armée campée dans les environs de Salonique, soit éprouvée par cette redoutable maladie ». Les mesures qu'il préconise ne seront pas prise en considération par les cadres régimentaires, il faudra attendre 1917 pour qu'elles soient appliquées avec force. 

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Malgré ces connaissances, lors de la Première Guerre mondiale sur le théâtre des Dardanelles, le
paludisme bloqua pendant 3 années tout offensive des forces britanniques, françaises ou germaniques (12, 13). En dépit d’une chimioprophylaxie et de moyens de protection efficaces à sa disposition, l’armée d’orient en 1916 subit 60 000 cas de paludisme et dut rapatrier 20 000 hommes.


mardi 18 décembre 2012

Support santé VII les suites de maladie contractées ...


Eugéne Leblanc

Il est Né au Bourg de Pannes, où son père, Pierre Leblanc, exerce le métier de charron, rouage essentiel dans la vie d'un bourg agricole au même titre que celui de forgeron.
Il se marie en 1902 à la Selle sur le Bied à 15 km au nord est de Montargis avec Célestine Pasquier.
Il a 38 ans au moment de la Mobilisation.
Pas de fiche matricule à ce jour, il est de la classe 1908.
Appartenant au 5 eme escadron du train des équipages, son parcourt va être assez difficile à retracer. « Le Train des Équipages étant essentiellement l'arme des transports, c'est-à-dire que toutes les unités ont toutes eu pour mission d'effectuer des transports, depuis ceux des blessés ramassés sur la ligne de feu, jusqu'aux 75 ou aux 210 apportés aux batteries.
Ces transports peuvent se grouper en deux catégories
1° Transports de denrées de ravitaillement et de matériels divers :
Compagnies de CVAD et de CVAX.
2° Transports de blessés. — Compagnies divisionnaires.
en 1914 le 5eme etem est encaserné a Fontainebleau, et dépend du 5e corps d'armée.
En effet tout dépend de la compagnie à laquelle il a été affecté si on regarde l'historique du 5 eme. . En relisant les JMO de cette période on pourrait deviner dans quelle région de France il se trouvait avant son évacuation sur l’hôpital de Lunel. Seul son dossier médical aux archives de Limoge nous permettrait d'y voir plus clair, travail que je n'ai pas fait.

Hannoteauargonnevauq sur Imagesia

En Août septembre 1915. le 5 e corps est déployé en Argonne.

Le JMO du Directeur de Santé nous permet d'extraire les données suivantes jours par jour et par période pour le mois d'Aout.


Entrants Evacués
période Blessés Malades tt Blessés Malades tt
1 – 5 266 446 712 229 392 621
6 – 10 298 559 857 294 441 735
11 – 16 156 565 721 140 421 561
17 – 21 184 394 578 167 278 445
21 – 25 197 671 868 191 182 373
26 -31 209 577 786 169 547 716

Si on regarde les totaux, on remarque que les malades représentent 71 % des entrants dans les formations sanitaires du 5e corps, plus des 2/3. La proportion de malades évacués sur les malades entrant s’élève à 70 %.
Dans les deux dernières périodes, le directeur signale 14 cas d'angine diphtérique duement diagnostiquée par examen bactériologique. Mais il ajoute à chaque fois que les cas sont isolés dans diverses unités sans lien entre elles. 4 cas de scarlatine viennent augmenter les cas de maladie contagieuses. Il explique cette recrudescence par la forte variation des températures entre le jour et la nuit dans cette dernière quinzaine du mois d'Aout. En septembre, entre le 1 et le 10 septembre 17 cas d'angine diphtérique se sont déclarées .
Le directeur de santé était basé à Clermont en Argonne. Il reste à essayer de déterminer ou ce trouvait les formations sanitaires, et tenter de reconstruire la chaîne d'évacuation.

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Compte tenu de la voie ferrée qui court de Clermont en Argonne en, passant par les Islettes, sainte Menehould et du positionnement, dans chacune des gares , d'ambulances dont la fonction première est l’évacuation sur les hôpitaux de l’arrière, on peut raisonnablement penser que notre Eugéne Leblanc a été évacué vers Lunel à partir d'une de ces 3 gares. Je ne peux déterminer dans quelle formation il a été diagnostiqué contagieux.

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 Il va parcourir plus de 800 km pour être hospitalisé dans cet hôpital mixte de Lunel. Il y décède le 6 sept 1915. Particularité, il sera inscrit sur le monument au mort de cette commune.

le bâtiment aujourd'hui
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