Couté Désiré Maria :
Il est né à Dordives , dans le canton de Ferrière, Son père est cultivateur à Pannes
Au moment de son conseil de révision, Il est lui même domicilié à Pannes au bourg et exerce le même métier que son père. Il mesure 1.69 et a les yeux vert.
il va faire son service militaire dans le 1er régiment de Dragons à Joigny. Il est incorporé le 16 Novembre 1900.
vendredi 3 mai 2013
dimanche 28 avril 2013
Les tribulations d'un Zouave en Gatinais
Parmi nos 52 poilus inscrit sur le Mam de Pannes, il y en a qui ont parfois des parcours singuliers,
Fernand Picard en est un exemple:
Il est né à Seichebriere, dans la foret en plein coeur de la forêt d'Orléans le 2 septembre 1879.
En 1876 la commune compte 169 habitants. Son père Désiré et sa mère Deschamps Alexandrine y ont sans doute résidé avant d'aller à Nibelle 8 km environ au nord.
A vingt ans , au moment de son conseil de Révision, il habite avec sa mère à Nibelle, son père est à ce moment décédé.
Il y est domestique de ferme (ouvrier agricole). Il mesure 1.56, de petite taille donc, et a les yeux bruns. Il a acquis au moins le niveau du certificat d'étude primaire. En 1896 trois ans avant son départ a l'armée, Nibelle compte plus de 1100 habitants. 10 fois plus que son village natal!
Césarville du 31 décembre 1905 au 26 mars 1906. chez Mr B...(illisible)
Le Coudray du 28 juillet 1908 au 19 avril 1909 ( Le Coudray Montceaux près de st Fargeau Ponthierry). En 1906 la commune compte 600 habitants, traversé par la Seine, elle l'est aussi par la ligne de chemin de fer d'Orléans. Si le Coudray est plus bourgeois (résidence secondaires), Montceaux lui est franchement agricole
Chevannes sera la commune ou il résidera le plus longtemps, plus de 5 ans.
Ces périodes ressemblent fors à des périodes de « louage » d'un ouvrier agricole.
4 grosses exploitations exploitent plus de 50 % de la superficie de la commune. Plus de 150 hectares sont dévouées aux cultures de betteraves sucrières ou d'alcool.
Il part rejoindre le 21 régiment d'infanterie coloniale le 14 Août 1914. à Paris (Fort d'Ivry). Il a 35 ans , dés lors ses pérégrinations sur tous les fronts se feront au hasard de ses affectations qui furent nombreuses et variées durant les 4 années de guerre. (voir sa fiche individuelle).
En octobre 1917 il est renvoyé à la distillerie de Chevannes (Mr Douchain), placé en sursis d'appel, du 24 octobre au 2 février 1918, sans doute pour assurer la campagne betterave à alcool de cette distillerie. En juillet 1918 il est gazé au trou Bricot en Champagne et bénéficiera de 20 jours de convalescence. Les passera t'il à Chevannes. Il se fait tuer à la lisière d'Orfeuil le 4 octobre 1918, un mois avant la fin des hostilités.
Il est enterré au Cimetière militaire d'Oofeuil tombe N°712.
Il est inscrit au monument aux morts de Chevannes avec les 13 autres poilus et celui de Pannes en compagnie de 52 autres.
Il n'est pas porté sur ceux de Nibelle, et Seichebriere.
Fernand Picard en est un exemple:
Il est né à Seichebriere, dans la foret en plein coeur de la forêt d'Orléans le 2 septembre 1879.
En 1876 la commune compte 169 habitants. Son père Désiré et sa mère Deschamps Alexandrine y ont sans doute résidé avant d'aller à Nibelle 8 km environ au nord.
A vingt ans , au moment de son conseil de Révision, il habite avec sa mère à Nibelle, son père est à ce moment décédé.
Il y est domestique de ferme (ouvrier agricole). Il mesure 1.56, de petite taille donc, et a les yeux bruns. Il a acquis au moins le niveau du certificat d'étude primaire. En 1896 trois ans avant son départ a l'armée, Nibelle compte plus de 1100 habitants. 10 fois plus que son village natal!
Il est appelé au service
militaire le 22 novembre 1900 au 2eme Zouave ; il y
arrive le 25 novembre. Il va faire la campagne de maintien de l'ordre
en Algérie. Basé à Oran, Il va pas aller en Chine se battre
contre les Boxers , mais participera à plusieurs opérations en
Kabylie, Béchar et Beni Abbes,
Berguent (Maroc).
Il
est renvoyé dans ses foyers le 19 Octobre 1903. De la, date sa
première résidence à Pannes où il y reste 2 ans.
Césarville du 31 décembre 1905 au 26 mars 1906. chez Mr B...(illisible)
Pannes du 26 mars 1906 au 16
mars 1908 au hameau de Montbonnin.
Pannes compte alors plus de 1000 habitants. Au hameau de Montbonnin deux grosses fermes mettent en valeur les terres et le reste des vignobles avoisinants.
Il résidera en tout 4 ans à Pannes.
Levallois-Perret du 15 mars
1908 au 26 juillet 1908 .Deux domiciles successifs dans cette ville, rue du bois, rue Victor Hugo). la rue Victor Hugo est proche des faisceaux des voies ferrées de la grande gare parisienne St Lazard. Ses domiciles successifs sont il des hôtels garnis? Aujourd'hui il ne reste rien des immeubles de cette époque. Que fait il pendant ces 5 mois dans la région parisienne ? à la recherche d'un travail en Usine ? De création récente, 1866, la ville compte en 1906 plus de 61000 habitants.
Le Coudray du 28 juillet 1908 au 19 avril 1909 ( Le Coudray Montceaux près de st Fargeau Ponthierry). En 1906 la commune compte 600 habitants, traversé par la Seine, elle l'est aussi par la ligne de chemin de fer d'Orléans. Si le Coudray est plus bourgeois (résidence secondaires), Montceaux lui est franchement agricole
Puis Chevannes à partir du
19 avril 1909 , au sud de Corbeil Essonne, chez Mr Mouillot. Chevannes se trouve au sud ouest du Coudray a environ 5 km à vol d'oiseaux.
Dernier domicile transcrit sur sa fiche matricule.
Dernier domicile transcrit sur sa fiche matricule.
Chevannes sera la commune ou il résidera le plus longtemps, plus de 5 ans.
Ces périodes ressemblent fors à des périodes de « louage » d'un ouvrier agricole.
4 grosses exploitations exploitent plus de 50 % de la superficie de la commune. Plus de 150 hectares sont dévouées aux cultures de betteraves sucrières ou d'alcool.
Il part rejoindre le 21 régiment d'infanterie coloniale le 14 Août 1914. à Paris (Fort d'Ivry). Il a 35 ans , dés lors ses pérégrinations sur tous les fronts se feront au hasard de ses affectations qui furent nombreuses et variées durant les 4 années de guerre. (voir sa fiche individuelle).
En octobre 1917 il est renvoyé à la distillerie de Chevannes (Mr Douchain), placé en sursis d'appel, du 24 octobre au 2 février 1918, sans doute pour assurer la campagne betterave à alcool de cette distillerie. En juillet 1918 il est gazé au trou Bricot en Champagne et bénéficiera de 20 jours de convalescence. Les passera t'il à Chevannes. Il se fait tuer à la lisière d'Orfeuil le 4 octobre 1918, un mois avant la fin des hostilités.
Il est enterré au Cimetière militaire d'Oofeuil tombe N°712.
Il est inscrit au monument aux morts de Chevannes avec les 13 autres poilus et celui de Pannes en compagnie de 52 autres.
Il n'est pas porté sur ceux de Nibelle, et Seichebriere.
dimanche 24 mars 2013
Support Santé XIX un cas de réforme Lioret Ernest
Lioret Ernest
Il est né à Pannes le 10 octobre 1878, classe 1898 de parent cultivateur.
A 20 ans , au moment du conseil de révision, il est lui même cultivateur, mesure 1.76 , a les yeux bleus. Il posséde au moins le niveau du certificat d'étude.
Malgré sa taille , grande
pour l'époque, il est ajourné deux fois pour faiblesse :
en 1899,1900,et en 1901 il
est versé dans les services auxiliaires toujours pour la même
raison
Il s'installe à
Villemandeur le 3 novembre 1914. il a alors 36 ans.
Le même jour (?) le conseil de réforme de Montargis le classe dans le service armé, il est appelé au 38 régiment d'infanterie territoriale le 18 novembre 1914.
Le même jour (?) le conseil de réforme de Montargis le classe dans le service armé, il est appelé au 38 régiment d'infanterie territoriale le 18 novembre 1914.
Mobilisé au premier jour (2
août 1914) le 38e régiment d'infanterie territoriale se forme à
Montargis avec l'aide du corps actif (82eR.
I.).
Les compagnies de dépôt
laissées à Montargis sont les 13e,
14e
et 15e.
Le
régiment, à l'effectif de 3.155 hommes, encadrés de 47 officiers,
quitte Montargis le 6 août, par trois échelons d'enlèvement, pour
être dirigés sur la place d'Épinal
Contexte :
Il fait donc ses classes à
Montargis
Les 3 bataillons de son
régiments sont éclatés autour d''Epinal. d'Aout 1914 à la fin de
l'année.
Par en campagne le 14
février 1915
A cette époque, son
régiment est déployé au nord de Baccarat, il appartient à la 142e
brigade 71e division du détachement de l'armée de
Lorraine
Pendant quatorze mois, le
38e régiment
d'infanterie territoriale tiendra les tranchées de première ligne
en avant de Baccarat : deux compagnies du 3ebataillon
au Grand-Bois, deux compagnies du 1erbataillon
à Ancerviller et deux compagnies du 2ebataillon
au Bois Lecomte
Trois compagnies sont en cantonnement d'alerte à Sainte-Pôle, Montigny et Migneville, soumis à des bombardements assez intenses ; les autres compagnies sont au demi-repos à Vacqueville, Merviller et Reherrey.
Le 11 septembre 1915 le
directeur du service de santé divisionnaire visite les cantonnements
du 38 RIT :
« Montigny :
cantonnement externe bien tenu, cantonnement interne mal tenu,
chambres malpropre et mal tenues »,
« Migneville :
cantonnement très bien tenu, chambres très bien installées,../..
l'infirmerie avec poste de secours est en bonne voie
d'organisation »
« A Vacqueville
l'infirmerie du 38 RIT est bien organisée mais mal tenue, le
matériel nécessaire manque pour installer certain services »
Déclaré malade le 19
décembre passe par une ambulance puis est évacué sur un hôpital
de l'intérieur le 25 janvier 1916.
Baccarat possède à cette
époque deux hôpitaux , l'un de 229 lits dans l'hôpital civil et
militaire et l'autre de 250 lits implanté dans l'école de la
Cristallerie.
Son évacuation , a été
faite à partir de Baccarat, mais nous n'avons, sur les différents
documents à ce jour en notre possession, aucun renseignement vers
quel hôpital il fut dirigé à l'intérieur, seul son dossier
médical permettrait d'avoir quelques éclaircissement sur ce point.
Réformé temporaire en
catégorie 2 le 26 septembre 1916 , il est renvoyé dans ses foyers
le même jour,avec un diagnostic de bronchite suspecte.
Depuis le début de la
guerre, il habite à Villemandeur, à 5 km de centre du bourg de
Pannes.
Il est reformé N°2
définitivement le 17 août 1917 par la commission de réforme de
Montargis.
Son dossier de réforme nous éclairerait, sur le raisonnement des médecins de la commission. Est ce son état médical de faible constitution avant l'incorporation qui a joué en sa défaveur, ou bien un autre argument ,infirmité ne provenant pas ...du fait des obligations de services militaire ?
REFORMES N° 2
La réforme définitive n° 2 est prononcée soit pour des infirmités antérieures à l’incorporation, soit
pour des infirmités ou mutilations résultant de blessures reçues en service, soit pour des infirmités
provenant de maladies ne résultant pas du fait même des obligations du service militaire.
Elle résulte également, de plein droit, du rejet par le ministre d’une proposition de congé de réforme n° 1 et ce, à la date de la comparution de l’intéressé devant la commission spéciale.
Les réformés n° 2 n’ont droit ni à pension, ni même à la gratification renouvelable. Ils sont,
cependant, hospitalisés tant que l’exige leur état de santé, et le ministre est autorisé à leur accorder
soit une allocation temporaire (loi du 9 décembre 1916), soit un secours éventuel.
Son dossier de réforme nous éclairerait, sur le raisonnement des médecins de la commission. Est ce son état médical de faible constitution avant l'incorporation qui a joué en sa défaveur, ou bien un autre argument ,infirmité ne provenant pas ...du fait des obligations de services militaire ?
Un an plus tard, il décède
des suites de cette maladie (tuberculose probable) le 3 novembre
1918, 8 jours avant la fin de la guerre, il a alors 40 ans.
vendredi 4 janvier 2013
Support santé VIII les suites de maladie contractée...
Garnier Casimir
il est né le 4 mars 1877 à St Germain
des prés, petite commune dans la vallée de l'Ouanne, affluent du Loing à une dizaine de km de Montargis. Au moment de son conseil de
révision il habite Chatillon Coligny, où il y exerce la profession
de domestique, c'est à dire ouvrier agricole. En Janvier 1908 il est
domicilié à Pannes au hameau de st Catherine.
Classe 1897, il fait son service militaire au 4 eme bataillon de chasseur à pied à St Nicolas de Port en Meurthe et Moselle. En 1907 dans la réserve, il est affecté au 30 e RAC d'orléans.
Classe 1897, il fait son service militaire au 4 eme bataillon de chasseur à pied à St Nicolas de Port en Meurthe et Moselle. En 1907 dans la réserve, il est affecté au 30 e RAC d'orléans.
Mobilisé
en Août 1914 il arrive le 6 du même mois au 45eme
RAC à Orléans ,
Depuis
1910, le 45eme est à la caserne Du Portail, Orléans, du nom du général du
même nom, cette caserne pas loin de la cathédrale, n'existe plus
aujourd'hui.
Je
ne sais pas à quelle batterie il appartient, mais son régiment va
suivre le 5 eme corps d'armée.
Il
embarque dès le 6 août, et le 8 août débarque à Lérouville.
Participe à la bataille des frontières
vers
Longwy, puis à la retraite vers Bar le duc ( carte
du 45 RAC).
Afficher 45e Rac aout sept 14 sur une carte plus grande
Dès le 16 septembre le régiment est
positionné en Argonne autour de Clermont, et participe aux combats
sur Vauquois, Boureuilles, il ne quittera pas le secteur de l'année
1915.
Le 2 mars 1915 Casimir passe au 5eme
escadron du train des équipages de Fontainebleau. Lui aussi basé
dans le secteur de l'Argonne.
Le Quartier général du 5 eme escadron est à Noiremont, au dessus de st Menehould. Compte tenu de la diversité et de l’éclatement des missions , il nous difficile de localiser Casimir plus précisément durant cette période jusqu'en septembre.
Le Quartier général du 5 eme escadron est à Noiremont, au dessus de st Menehould. Compte tenu de la diversité et de l’éclatement des missions , il nous difficile de localiser Casimir plus précisément durant cette période jusqu'en septembre.
Le 23 septembre de cette même année
il est affecté au 2e groupe d’aviation de Lyon et part pour
l'armée d'orient le lendemain.
Les appareils sont des Caudron G 3 (6 exemplaires), et la lettre « S » de son nom indique qu’elle est destinée à servir en Serbie, pays alors attaqué en tenaille par les troupes germano-autrichiennes et bulgares ».
Embarquée le lendemain à Marseille sur le Duc d'Aosta, navire italien.
Le 19 octobre 1915, elle débarque à
Salonique après 7 jours de voyage.
Pendant 10 jours, l'escadrille va
remonter ses avions Caudron 3 et installer le parc d'aviation et le
camp Allatani au sud est de Salonique.
Il va séjourner avec son escadrille de
ce mois d'octobre à juillet 1916 et la suivre dans ses déplacements.
Il remplit les fonctions de conducteur de voiture hippomobile.
Pendant les deux derniers mois de 1915,
à la frontière de la Serbie, puis à Topcin jusqu'en mai 16 avant
de remonter à Sinet Issar près du lac d'Anatovo.
En juillet son escadrille, semble
affectée par une épidémie ; puisque l'on dénombre14 hommes
de troupe sur 92 à l'hôpital le 1 juillet.
Il entre le 1 juillet à l’hôpital
temporaire N° 7 , ou il décède 5 jours plus tard. Maladie
contagieuse ? Pic paludéen comme beaucoup de soldat à
Salonique? L'exploration de son dossier médical qui dort à Limoge
nous apporterait sans doute la solution. Il a 39 ans.
| Hôpital N°7 credit ministère de la culture |
Cependant,
entre 3 sources d'informations, sa fiche MPF, le carnet de
comptabilité de l'escadrille 89 et sa fiche matricule, il existe des
divergences de dates et de lieux.
Sur sa fiche
MPF il décède le 6 Juillet.
Sur sa fiche matricule , le 8 juillet à
l'hôpital n°8 de Salonique.
Dans le carnet
de comptabilité le 6 Juillet à l'hôpital n° 7.
Compte
tenu des erreurs de transcription sur les fiches matricules je
préfère garder la date du 6 juillet , 2 sources, et l'hôpital n°
7 compte tenu de la proximité de la source.
En
janvier 1916, A. Laveran écrit une notice rédigée à l'attention
de l'Armée d'orient : » le Paludisme est endémique dans
une grande partie de la Grèce.... et l'on doit craindre que notre
armée campée dans les environs de Salonique, soit éprouvée par
cette redoutable maladie ». Les mesures qu'il préconise ne seront pas prise en considération par les cadres régimentaires, il faudra attendre 1917 pour qu'elles soient appliquées avec force.
Malgré ces connaissances, lors de la Première Guerre mondiale sur le théâtre des Dardanelles, le
paludisme
bloqua pendant 3 années tout offensive des forces britanniques,
françaises ou germaniques (12, 13). En dépit d’une
chimioprophylaxie et de moyens de protection efficaces à sa
disposition, l’armée d’orient en 1916 subit 60 000 cas de
paludisme et dut rapatrier 20 000 hommes.
mardi 18 décembre 2012
Support santé VII les suites de maladie contractées ...
Eugéne Leblanc
Il est Né au Bourg de Pannes, où son
père, Pierre Leblanc, exerce le métier de charron, rouage essentiel
dans la vie d'un bourg agricole au même titre que celui de forgeron.
Il se marie en 1902 à la
Selle sur le Bied à 15 km au nord est de Montargis avec
Célestine Pasquier.
Il a 38 ans au moment de la
Mobilisation.
Pas de fiche matricule à ce jour, il
est de la classe 1908.
Appartenant au 5 eme escadron du train
des équipages, son parcourt va être assez difficile à retracer.
« Le Train des Équipages étant essentiellement l'arme des
transports, c'est-à-dire que toutes les unités ont toutes eu pour
mission d'effectuer des transports, depuis ceux des blessés ramassés
sur la ligne de feu, jusqu'aux 75 ou aux 210 apportés aux batteries.
Ces transports peuvent se grouper en
deux catégories
1° Transports de denrées de
ravitaillement et de matériels divers :
Compagnies de CVAD et de CVAX.
Compagnies de CVAD et de CVAX.
2° Transports de blessés. —
Compagnies divisionnaires.
en 1914 le 5eme etem est encaserné a
Fontainebleau, et dépend du 5e corps d'armée.
En effet tout dépend de la compagnie à
laquelle il a été affecté si on regarde l'historique du 5 eme.
. En relisant les JMO de cette période on pourrait deviner dans
quelle région de France il se trouvait avant son évacuation sur
l’hôpital de Lunel. Seul son dossier médical aux archives de
Limoge nous permettrait d'y voir plus clair, travail que je n'ai pas
fait.
En Août
septembre 1915. le 5 e corps est déployé en Argonne.
Le JMO du Directeur de Santé nous
permet d'extraire les données suivantes jours par jour et par
période pour le mois d'Aout.
| Entrants | Evacués | |||||
| période | Blessés | Malades | tt | Blessés | Malades | tt |
| 1 – 5 | 266 | 446 | 712 | 229 | 392 | 621 |
| 6 – 10 | 298 | 559 | 857 | 294 | 441 | 735 |
| 11 – 16 | 156 | 565 | 721 | 140 | 421 | 561 |
| 17 – 21 | 184 | 394 | 578 | 167 | 278 | 445 |
| 21 – 25 | 197 | 671 | 868 | 191 | 182 | 373 |
| 26 -31 | 209 | 577 | 786 | 169 | 547 | 716 |
Si on regarde les totaux, on remarque que les malades représentent 71 % des entrants dans les formations sanitaires du 5e corps, plus des 2/3. La proportion de malades évacués sur les malades entrant s’élève à 70 %.
Dans les deux dernières périodes, le
directeur signale 14 cas d'angine diphtérique duement diagnostiquée
par examen bactériologique. Mais il ajoute à chaque fois que les
cas sont isolés dans diverses unités sans lien entre elles. 4 cas
de scarlatine viennent augmenter les cas de maladie contagieuses. Il
explique cette recrudescence par la forte variation des températures
entre le jour et la nuit dans cette dernière quinzaine du mois
d'Aout. En septembre, entre le 1 et le 10 septembre 17 cas d'angine
diphtérique se sont déclarées .
Le directeur de santé était basé à
Clermont en Argonne. Il reste à essayer de déterminer ou ce
trouvait les formations sanitaires, et tenter de reconstruire la
chaîne d'évacuation.
Compte tenu de la voie ferrée qui
court de Clermont en Argonne en, passant par les Islettes, sainte
Menehould et du positionnement, dans chacune des gares , d'ambulances
dont la fonction première est l’évacuation sur les hôpitaux de
l’arrière, on peut raisonnablement penser que notre Eugéne
Leblanc a été évacué vers Lunel à partir d'une de ces 3 gares.
Je ne peux déterminer dans quelle formation il a été diagnostiqué
contagieux.
Il va parcourir plus de 800 km pour être hospitalisé dans cet hôpital mixte de Lunel. Il y décède le 6 sept 1915. Particularité, il sera inscrit sur le monument au mort de cette commune.
le bâtiment aujourd'hui
Agrandir le plan
lundi 26 novembre 2012
Support Santé VI les suites de maladie contractées ...
Georges Delagoutte
Georges
Delagoutte est né le 18 mars 1895 à Sainte Colombe sur Loing dans
l'Yonne, (source du Loing), à 80 km au sud de Montargis dans la
Puisaye.
Contexte :
Le 77 RI à la mobilisation
tient casernement à Cholet. Il dépend de la 36 e brigade
d’infanterie, 18 div et du 9 corps d'armée. En juin 1915 il tient
le secteur des tranchées de Neuville st Vast en Artois, ou il
s'articule avec la division marocaine.
Du 2 juillet au 25 il va nomadiser de cantonnement en cantonnement.
Verchin, puis Flers, Blangerval, Blangermont, Bealcourt, Heuzecourt, St Acheul, puis Fourdrinoy, Vignacourt, Picquigny, Mitr à Grimont, Namphy, Neuville, Breteuil, Esquennoy, st Just en Chausée, Bailleul le sec, Fouilleuse.
Du 2 juillet au 25 il va nomadiser de cantonnement en cantonnement.
Verchin, puis Flers, Blangerval, Blangermont, Bealcourt, Heuzecourt, St Acheul, puis Fourdrinoy, Vignacourt, Picquigny, Mitr à Grimont, Namphy, Neuville, Breteuil, Esquennoy, st Just en Chausée, Bailleul le sec, Fouilleuse.
Le 5 août il est à Villers le
bretonneux, Hamelet et Corbie prés d'Amiens.
il y reste au repos jusqu'
au 23 août.
Georges est décédé le 25 Aout d'une diphtérie maligne, à Saumur.
Georges est décédé le 25 Aout d'une diphtérie maligne, à Saumur.
Compte tenu de temps
d'incubation de la maladie de notre poilu, 5 jours et de la durée de
celle ci pour devenir maligne, on peut présumer que c'est durant le
mois de d’août qu'il a contracté sa maladie. Il a donc du être
évacué sur Saumur à partir d 'Amiens. Seul son dossier sanitaire
pourrait nos donner le détail de son parcourt d'évacuation.
Les formations sanitaires
qui suivent sa division, sont positionnées autour deVillers le
Bretonneux.
L'ambulance stationné a
Fouilloy est dédié au malades et aux régiment de la 18 DI.
HOE est lui à Villers le
Bretonneux.
On peut donc supposer, compte tenu des ces éléments, que Georges a sans doute bénéficié de ses supports avant son évacuation sur Saumur ou il décédera à l'hôpital temporaire N°5
On peut donc supposer, compte tenu des ces éléments, que Georges a sans doute bénéficié de ses supports avant son évacuation sur Saumur ou il décédera à l'hôpital temporaire N°5
La diphtérie, maladie
bactérienne contagieuse se présente comme une angine. Au debut du
XX, il n'y a pas de vaccination, ni de traitement antibiotique, ce
qui en fait une maladie redoutable.
C'est une maladie hautement
contagieuse, épidémique et infectieuse, due à Corynebacterium
diphteriae, une bactérie du groupe des bacilles, appelée aussi
"bacille de KLEBS-LÖFFLER". Jusqu'aux années 1930,
c'était l'une des principales causes de mortalité infantile dans le
monde. La diphtérie provoque aussi d'autres symptômes : la toxine
diphtérique (sécrétée par la bactérie) provoque des fièvres,
une néphrite (inflammation des reins), une endocardite (inflammation
de l'endocarde, membrane interne du cœur), voire une paralysie .La
diphtérie maligne est particulièrement sévère et grave, car elle
provoque en plus des lésions hémorragiques et des signes
toxi-infectieux.
Roux
et ses collaborateurs mettent au point une méthode de traitement
curatif en 1894, la
sérothérapie,
qui fera tomber la létalité de 40 % à 2 %
C'est Gaston
Ramon qui développera le premier vaccin
efficace en 1923
grâce à des toxines rendues inactives : l’anatoxine
diphtérique apportera une protection efficace (mais n'a aucun impact
sur la circulation de la bactérie elle-même) obligatoire au service
militaire suite à la loi du 21 décembre 1931
Les pertes par maladie sont
pour l'ensemble de la guerre, par rapport aux pertes par le feu ,
dans la proportions de 175 000 à 1 150000, soit environ 13 % de
décés par maladie et 87 % de décès par blessure
Par ordre d'importance décroissante les maladies epidémiques qui frappèrent les troupes de ce front (métropole) se rangent dans l'ordre suivant
Grippe 194 920 cas (9 dernier mois de la guerre)
Maladies typhoïdes 109 056 (pour les 52 mois de guerre, dont 93 975 pour les 14 premier mois)
Oreillons 59 782
Rougeole 19 113
Diphtérie 11 282
Scarlatine 9 409
Méningococcie 2 238
Varicelle 899
Variole 26
Par ordre d'importance décroissante les maladies epidémiques qui frappèrent les troupes de ce front (métropole) se rangent dans l'ordre suivant
Grippe 194 920 cas (9 dernier mois de la guerre)
Maladies typhoïdes 109 056 (pour les 52 mois de guerre, dont 93 975 pour les 14 premier mois)
Oreillons 59 782
Rougeole 19 113
Diphtérie 11 282
Scarlatine 9 409
Méningococcie 2 238
Varicelle 899
Variole 26
pour la diphtérie le
tableau ci dessous nous donne les statistiques sur les 52 mois de
campagne
pourcentage du tt
des décès par année
60,33% 19,76% 8,75% 9,20% 1,96%
1915 1916 1917 1918 1919
L'année 1915 représentant les deux tiers des décès sur les 5 années , je n'ai pas, à ce jour, l'ombre d'une explication sur ce phénomène, conditions atmosphérique ? , il faut alors regarder la répartition en mois, virulence particulieres, organisation sanitaire déficience, je ne sais.
sources
60,33% 19,76% 8,75% 9,20% 1,96%
1915 1916 1917 1918 1919
L'année 1915 représentant les deux tiers des décès sur les 5 années , je n'ai pas, à ce jour, l'ombre d'une explication sur ce phénomène, conditions atmosphérique ? , il faut alors regarder la répartition en mois, virulence particulieres, organisation sanitaire déficience, je ne sais.
sources
jeudi 22 novembre 2012
Support Santé V les suites de maladie contractées en service
6 poilus rentrent dans cette catégorie. Leur décès s'étagent de l'été 1915 au mois d'octobre 1918. Quatre d'entre eux sont morts dans un hôpital, un dans une ambulance, et enfin chose curieuse l'un à son domicile .
Ces informations provenant de leur fiche Mort pour la France.
Sur ce petit échantillon, deux seulement sont nés à Pannes, Eugéne Leblanc, et Ernest Lioret.
Hormis Georges Delagoutte, tous ont plus de 35 ans au moment de leurs décès.
Sur les quatre décédés dans un hôpital seulement deux sont décédés dans un hôpital de l'intérieur, Georges Delagoutte et Leblanc Eugene. Casimit Garnier, appartenant « aux Jardiniers de Salonique » bénéficiera des soins d'un hôpital temporaire sous baraquement, et Coute Maria décédera dans un HOE.
Trois d'entre eux sont dans l'infanterie et les trois autres dans les services, dont deux dans le train des équipages.
Sur les fiches on a pas toujours la nature du décès, pour cela il faudrait avoir accès à leur dossier qui peut être est accessible aux archives de Limoges. Cette recherche n'a pas été faite.
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