vendredi 3 mai 2013

Support Santé XX les ravages de la grippe

Couté Désiré Maria :
Il est né à Dordives , dans le canton de Ferrière, Son père est cultivateur à Pannes
 Au moment de son conseil de révision, Il est lui même domicilié à Pannes au bourg et exerce le même métier que son père. Il mesure 1.69 et a les yeux vert.

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il va faire son service militaire dans le 1er régiment de Dragons à Joigny. Il est incorporé le 16 Novembre 1900.

dimanche 28 avril 2013

Les tribulations d'un Zouave en Gatinais

Parmi nos 52 poilus inscrit sur le Mam de Pannes, il y en a qui ont parfois des parcours singuliers,
Fernand Picard en est un exemple:

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Il est né à Seichebriere, dans la foret en plein coeur de la forêt d'Orléans le 2 septembre 1879.



 En 1876 la commune compte 169 habitants. Son père Désiré et sa mère Deschamps Alexandrine y ont sans doute résidé avant d'aller à Nibelle 8 km environ au  nord.
A vingt ans , au moment de son conseil de Révision, il habite avec sa mère à Nibelle, son père est à ce moment décédé.

picardnivelle sur Imagesia


Il y est domestique de ferme (ouvrier agricole). Il mesure 1.56, de petite taille donc, et a les yeux bruns. Il a acquis au moins le niveau du certificat d'étude primaire. En 1896 trois ans avant son départ a l'armée, Nibelle compte plus de 1100 habitants. 10 fois plus que son village natal!

Il est appelé au service militaire le 22 novembre 1900 au 2eme Zouave ; il y arrive le 25 novembre. Il va faire la campagne de maintien de l'ordre en Algérie. Basé à Oran, Il va pas aller en Chine se battre contre les Boxers , mais participera à plusieurs opérations en Kabylie, Béchar et Beni Abbes, Berguent (Maroc).
Il est renvoyé dans ses foyers le 19 Octobre 1903. De la, date sa première résidence à Pannes où il y reste 2 ans.

PicardPannes sur Imagesia


Césarville du 31 décembre 1905 au 26 mars 1906. chez Mr B...(illisible)

Pannes du 26 mars 1906 au 16 mars 1908 au hameau de Montbonnin. 
Pannes compte alors plus de 1000 habitants. Au hameau de Montbonnin deux grosses fermes mettent en valeur les terres et le reste des vignobles avoisinants.
Il résidera en tout 4 ans à Pannes.

Levallois-Perret du 15 mars 1908 au 26 juillet 1908 .Deux domiciles successifs dans cette ville, rue du bois, rue Victor Hugo). la rue Victor Hugo est proche des faisceaux des voies ferrées de la grande gare parisienne St Lazard. Ses domiciles successifs sont il des hôtels garnis?  Aujourd'hui il ne reste rien des immeubles de cette époque. Que fait il pendant ces 5 mois dans la région parisienne ? à la recherche d'un travail en Usine ? De création récente, 1866, la ville compte en 1906 plus de 61000 habitants.

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Le Coudray du 28 juillet 1908 au 19 avril 1909 ( Le Coudray Montceaux près de st Fargeau Ponthierry). En 1906 la commune compte 600 habitants, traversé par la Seine, elle l'est aussi par la ligne de chemin de fer d'Orléans. Si le Coudray est plus bourgeois (résidence secondaires), Montceaux lui est franchement agricole 

Puis Chevannes à partir du 19 avril 1909 , au sud de Corbeil Essonne, chez Mr Mouillot. Chevannes se trouve au sud ouest du Coudray a environ 5 km à vol d'oiseaux.
Dernier domicile transcrit sur sa fiche matricule.

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Chevannes sera la commune ou il résidera le plus longtemps, plus de 5 ans.
Ces périodes ressemblent fors à des périodes de « louage » d'un ouvrier agricole.
4 grosses exploitations exploitent plus de 50 %  de la superficie de la commune. Plus de 150 hectares sont dévouées aux cultures de betteraves sucrières ou d'alcool.

Il part rejoindre le 21 régiment d'infanterie coloniale le 14 Août 1914. à Paris (Fort d'Ivry).  Il a 35 ans , dés lors ses pérégrinations sur tous les fronts se feront au hasard de ses affectations qui furent nombreuses et variées durant les 4 années de guerre. (voir sa fiche individuelle).

picardaffect sur Imagesia


En octobre 1917 il est renvoyé à la distillerie de Chevannes (Mr Douchain), placé en sursis d'appel, du 24 octobre au 2 février 1918, sans doute pour assurer la campagne  betterave à alcool de cette distillerie. En juillet 1918 il est gazé au trou Bricot en Champagne et bénéficiera de 20 jours de convalescence. Les passera t'il à Chevannes. Il se fait tuer à la lisière d'Orfeuil le 4  octobre 1918, un mois avant la fin des hostilités.
Il est enterré au Cimetière militaire d'Oofeuil tombe N°712.
Il est inscrit au monument aux morts de Chevannes avec les 13 autres poilus et celui de Pannes en compagnie de 52 autres.
Il n'est pas porté sur ceux de Nibelle, et Seichebriere.

dimanche 24 mars 2013

Support Santé XIX un cas de réforme Lioret Ernest

Lioret Ernest

Il est né à Pannes le 10 octobre 1878, classe 1898 de parent cultivateur.
A 20 ans , au moment du conseil de révision, il est lui même cultivateur, mesure 1.76 , a les yeux bleus. Il posséde au moins le niveau du certificat d'étude.

Malgré sa taille , grande pour l'époque, il est ajourné deux fois pour faiblesse :
en 1899,1900,et en 1901 il est versé dans les services auxiliaires toujours pour la même raison
Il s'installe à Villemandeur le 3 novembre 1914. il a alors 36 ans.
Le même jour (?) le conseil de réforme de Montargis le classe dans le service armé, il est appelé au 38 régiment d'infanterie territoriale le 18 novembre 1914.
Mobilisé au premier jour (2 août 1914) le 38e régiment d'infanterie territoriale se forme à Montargis avec l'aide du corps actif (82eR. I.).  
Les compagnies de dépôt laissées à Montargis sont les 13e, 14e et 15e.
Le régiment, à l'effectif de 3.155 hommes, encadrés de 47 officiers, quitte Montargis le 6 août, par trois échelons d'enlèvement, pour être dirigés sur la place d'Épinal


Contexte :
Il fait donc ses classes à Montargis
Les 3 bataillons de son régiments sont éclatés autour d''Epinal. d'Aout 1914 à la fin de l'année.
Par en campagne le 14 février 1915
A cette époque, son régiment est déployé au nord de Baccarat, il appartient à la 142e brigade 71e division du détachement de l'armée de Lorraine

Pendant quatorze mois, le 38e régiment d'infanterie territoriale tiendra les tranchées de première ligne en avant de Baccarat : deux compagnies du 3ebataillon au Grand-Bois, deux compagnies du 1erbataillon à Ancerviller et deux compagnies du 2ebataillon au Bois Lecomte 
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Trois compagnies sont en cantonnement d'alerte à Sainte-Pôle, Montigny et Migneville, soumis à des bombardements assez intenses ; les autres compagnies sont au demi-repos à Vacqueville, Merviller et Reherrey.
Le 11 septembre 1915 le directeur du service de santé divisionnaire visite les cantonnements du 38 RIT :
« Montigny : cantonnement externe bien tenu, cantonnement interne mal tenu, chambres malpropre et mal tenues »,
« Migneville : cantonnement très bien tenu, chambres très bien installées,../.. l'infirmerie avec poste de secours est en bonne voie d'organisation » 
« A Vacqueville l'infirmerie du 38 RIT est bien organisée mais mal tenue, le matériel nécessaire manque pour installer certain services »
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Déclaré malade le 19 décembre passe par une ambulance puis est évacué sur un hôpital de l'intérieur le 25 janvier 1916.
Baccarat possède à cette époque deux hôpitaux , l'un de 229 lits dans l'hôpital civil et militaire et l'autre de 250 lits implanté dans l'école de la Cristallerie.


baccarathop02 sur Imagesia


Son évacuation , a été faite à partir de Baccarat, mais nous n'avons, sur les différents documents à ce jour en notre possession, aucun renseignement vers quel hôpital il fut dirigé à l'intérieur, seul son dossier médical permettrait d'avoir quelques éclaircissement sur ce point.
Réformé temporaire en catégorie 2 le 26 septembre 1916 , il est renvoyé dans ses foyers le même jour,avec un diagnostic de bronchite suspecte.
Depuis le début de la guerre, il habite à Villemandeur, à 5 km de centre du bourg de Pannes.

Il est reformé N°2 définitivement le 17 août 1917 par la commission de réforme de Montargis.


REFORMES N° 2

La réforme définitive n° 2 est prononcée soit pour des infirmités antérieures à l’incorporation, soit
pour des infirmités ou mutilations résultant de blessures reçues en service, soit pour des infirmités
provenant de maladies ne résultant pas du fait même des obligations du service militaire.
Elle résulte également, de plein droit, du rejet par le ministre d’une proposition de congé de réforme n° 1 et ce, à la date de la comparution de l’intéressé devant la commission spéciale.

Les réformés n° 2 n’ont droit ni à pension, ni même à la gratification renouvelable. Ils sont,
cependant, hospitalisés tant que l’exige leur état de santé, et le ministre est autorisé à leur accorder
soit une allocation temporaire (loi du 9 décembre 1916), soit un secours éventuel. 


Son dossier de réforme nous éclairerait, sur le raisonnement des médecins de la commission. Est ce son état médical de faible constitution avant l'incorporation qui a joué en sa défaveur, ou bien un autre argument ,infirmité ne provenant pas ...du fait des obligations de services militaire ?


villemandeur sur Imagesia


Un an plus tard, il décède des suites de cette maladie (tuberculose probable) le 3 novembre 1918, 8 jours avant la fin de la guerre, il a alors 40 ans.

vendredi 4 janvier 2013

Support santé VIII les suites de maladie contractée...


Garnier Casimir

il est né le 4 mars 1877 à St Germain des prés, petite commune dans la vallée de l'Ouanne, affluent du Loing à une dizaine  de km de Montargis. Au moment de son conseil de révision il habite Chatillon Coligny, où il y exerce la profession de domestique, c'est à dire ouvrier agricole. En Janvier 1908 il est domicilié à Pannes au hameau de st Catherine.
Classe 1897, il fait son service militaire au 4 eme bataillon de chasseur à pied à St Nicolas de Port en Meurthe et Moselle. En 1907 dans la réserve, il est affecté au 30 e RAC d'orléans.
Mobilisé en Août 1914 il arrive le 6 du même mois au 45eme RAC à Orléans ,
Depuis 1910, le 45eme est à la caserne Du Portail,  Orléans, du nom du général du même nom, cette caserne pas loin de la cathédrale, n'existe plus aujourd'hui.

Je ne sais pas à quelle batterie il appartient, mais son régiment va suivre le 5 eme corps d'armée.
Il embarque dès le 6 août, et le 8 août débarque à Lérouville. Participe à la bataille des frontières vers Longwy, puis à la retraite vers Bar le duc ( carte du 45 RAC).

Afficher 45e Rac aout sept 14 sur une carte plus grande
Dès le 16 septembre le régiment est positionné en Argonne autour de Clermont, et participe aux combats sur Vauquois, Boureuilles, il ne quittera pas le secteur de l'année 1915.
Le 2 mars 1915 Casimir passe au 5eme escadron du train des équipages de Fontainebleau. Lui aussi basé dans le secteur de l'Argonne. 
Hannoteauargonnevauq sur Imagesia

Le Quartier général du 5 eme escadron est à Noiremont, au dessus de st Menehould. Compte tenu de la diversité et de l’éclatement des missions , il nous difficile de localiser Casimir plus précisément durant cette période jusqu'en septembre.
Le 23 septembre de cette même année il est affecté au 2e groupe d’aviation de Lyon et part pour l'armée d'orient le lendemain.
Gaudron3 sur Imagesia Il est affecté à l'escadrille 89 qui se regroupe avant son départ à Lyon Bron.  « L’escadrille C 89 S est rassemblée à Lyon le 11 octobre 1915 sous les ordres du capitaine pilote Franck Delanney, composée de 6 autres pilotes et 4 observateurs.
Les appareils sont des Caudron G 3 (6 exemplaires), et la lettre « S » de son nom indique qu’elle est destinée à servir en Serbie, pays alors attaqué en tenaille par les troupes germano-autrichiennes et bulgares ».


Embarquée le lendemain à Marseille sur le Duc d'Aosta, navire italien.
Le 19 octobre 1915, elle débarque à Salonique après 7 jours de voyage.
Pendant 10 jours, l'escadrille va remonter ses avions Caudron 3 et installer le parc d'aviation et le camp Allatani au sud est de Salonique.
canmpsalonique2 sur Imagesia

Il va séjourner avec son escadrille de ce mois d'octobre à juillet 1916 et la suivre dans ses déplacements. Il remplit les fonctions de conducteur de voiture hippomobile.
Saloniqbaseaeri sur Imagesia
Pendant les deux derniers mois de 1915, à la frontière de la Serbie, puis à Topcin jusqu'en mai 16 avant de remonter à Sinet Issar près du lac d'Anatovo.
En juillet son escadrille, semble affectée par une épidémie ; puisque l'on dénombre14 hommes de troupe sur 92 à l'hôpital le 1 juillet.
Il entre le 1 juillet à l’hôpital temporaire N° 7 , ou il décède 5 jours plus tard. Maladie contagieuse ? Pic paludéen comme beaucoup de soldat à Salonique? L'exploration de son dossier médical qui dort à Limoge nous apporterait sans doute la solution. Il a 39 ans.
salohopmal sur Imagesia
Hôpital N°7 credit ministère de la culture

Cependant, entre 3 sources d'informations, sa fiche MPF, le carnet de comptabilité de l'escadrille 89 et sa fiche matricule, il existe des divergences de dates et de lieux.
Sur sa fiche MPF il décède le 6 Juillet.
Sur sa fiche matricule , le 8 juillet à l'hôpital n°8 de Salonique.
Dans le carnet de comptabilité le 6 Juillet à l'hôpital n° 7.
Compte tenu des erreurs de transcription sur les fiches matricules je préfère garder la date du 6 juillet , 2 sources, et l'hôpital n° 7 compte tenu de la proximité de la source.

En janvier 1916, A. Laveran écrit une notice rédigée à l'attention de l'Armée d'orient : » le Paludisme est endémique dans une grande partie de la Grèce.... et l'on doit craindre que notre armée campée dans les environs de Salonique, soit éprouvée par cette redoutable maladie ». Les mesures qu'il préconise ne seront pas prise en considération par les cadres régimentaires, il faudra attendre 1917 pour qu'elles soient appliquées avec force. 

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Malgré ces connaissances, lors de la Première Guerre mondiale sur le théâtre des Dardanelles, le
paludisme bloqua pendant 3 années tout offensive des forces britanniques, françaises ou germaniques (12, 13). En dépit d’une chimioprophylaxie et de moyens de protection efficaces à sa disposition, l’armée d’orient en 1916 subit 60 000 cas de paludisme et dut rapatrier 20 000 hommes.


mardi 18 décembre 2012

Support santé VII les suites de maladie contractées ...


Eugéne Leblanc

Il est Né au Bourg de Pannes, où son père, Pierre Leblanc, exerce le métier de charron, rouage essentiel dans la vie d'un bourg agricole au même titre que celui de forgeron.
Il se marie en 1902 à la Selle sur le Bied à 15 km au nord est de Montargis avec Célestine Pasquier.
Il a 38 ans au moment de la Mobilisation.
Pas de fiche matricule à ce jour, il est de la classe 1908.
Appartenant au 5 eme escadron du train des équipages, son parcourt va être assez difficile à retracer. « Le Train des Équipages étant essentiellement l'arme des transports, c'est-à-dire que toutes les unités ont toutes eu pour mission d'effectuer des transports, depuis ceux des blessés ramassés sur la ligne de feu, jusqu'aux 75 ou aux 210 apportés aux batteries.
Ces transports peuvent se grouper en deux catégories
1° Transports de denrées de ravitaillement et de matériels divers :
Compagnies de CVAD et de CVAX.
2° Transports de blessés. — Compagnies divisionnaires.
en 1914 le 5eme etem est encaserné a Fontainebleau, et dépend du 5e corps d'armée.
En effet tout dépend de la compagnie à laquelle il a été affecté si on regarde l'historique du 5 eme. . En relisant les JMO de cette période on pourrait deviner dans quelle région de France il se trouvait avant son évacuation sur l’hôpital de Lunel. Seul son dossier médical aux archives de Limoge nous permettrait d'y voir plus clair, travail que je n'ai pas fait.

Hannoteauargonnevauq sur Imagesia

En Août septembre 1915. le 5 e corps est déployé en Argonne.

Le JMO du Directeur de Santé nous permet d'extraire les données suivantes jours par jour et par période pour le mois d'Aout.


Entrants Evacués
période Blessés Malades tt Blessés Malades tt
1 – 5 266 446 712 229 392 621
6 – 10 298 559 857 294 441 735
11 – 16 156 565 721 140 421 561
17 – 21 184 394 578 167 278 445
21 – 25 197 671 868 191 182 373
26 -31 209 577 786 169 547 716

Si on regarde les totaux, on remarque que les malades représentent 71 % des entrants dans les formations sanitaires du 5e corps, plus des 2/3. La proportion de malades évacués sur les malades entrant s’élève à 70 %.
Dans les deux dernières périodes, le directeur signale 14 cas d'angine diphtérique duement diagnostiquée par examen bactériologique. Mais il ajoute à chaque fois que les cas sont isolés dans diverses unités sans lien entre elles. 4 cas de scarlatine viennent augmenter les cas de maladie contagieuses. Il explique cette recrudescence par la forte variation des températures entre le jour et la nuit dans cette dernière quinzaine du mois d'Aout. En septembre, entre le 1 et le 10 septembre 17 cas d'angine diphtérique se sont déclarées .
Le directeur de santé était basé à Clermont en Argonne. Il reste à essayer de déterminer ou ce trouvait les formations sanitaires, et tenter de reconstruire la chaîne d'évacuation.

Leblanc15ss sur Imagesia

Compte tenu de la voie ferrée qui court de Clermont en Argonne en, passant par les Islettes, sainte Menehould et du positionnement, dans chacune des gares , d'ambulances dont la fonction première est l’évacuation sur les hôpitaux de l’arrière, on peut raisonnablement penser que notre Eugéne Leblanc a été évacué vers Lunel à partir d'une de ces 3 gares. Je ne peux déterminer dans quelle formation il a été diagnostiqué contagieux.

Lunelhop sur Imagesia

 Il va parcourir plus de 800 km pour être hospitalisé dans cet hôpital mixte de Lunel. Il y décède le 6 sept 1915. Particularité, il sera inscrit sur le monument au mort de cette commune.

le bâtiment aujourd'hui
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lundi 26 novembre 2012

Support Santé VI les suites de maladie contractées ...


Georges Delagoutte 

Georges Delagoutte est né le 18 mars 1895 à Sainte Colombe sur Loing dans l'Yonne, (source du Loing), à 80 km au sud de Montargis dans la Puisaye.
Contexte :
Le 77 RI à la mobilisation tient casernement à Cholet. Il dépend de la 36 e brigade d’infanterie, 18 div et du 9 corps d'armée. En juin 1915 il tient le secteur des tranchées de Neuville st Vast en Artois, ou il s'articule avec la division marocaine.
Du 2 juillet au 25 il va nomadiser de cantonnement en cantonnement.
Verchin, puis Flers, Blangerval, Blangermont, Bealcourt, Heuzecourt, St Acheul, puis Fourdrinoy, Vignacourt, Picquigny, Mitr à Grimont, Namphy, Neuville, Breteuil, Esquennoy, st Just en Chausée, Bailleul le sec, Fouilleuse.
Le 5 août il est à Villers le bretonneux, Hamelet et Corbie prés d'Amiens.
il y reste au repos jusqu' au 23 août.
Georges est décédé le 25 Aout d'une diphtérie maligne, à Saumur.

evadelagotte sur Imagesia
Compte tenu de temps d'incubation de la maladie de notre poilu, 5 jours et de la durée de celle ci pour devenir maligne, on peut présumer que c'est durant le mois de d’août qu'il a contracté sa maladie. Il a donc du être évacué sur Saumur à partir d 'Amiens. Seul son dossier sanitaire pourrait nos donner le détail de son parcourt d'évacuation.

delss sur Imagesia

Les formations sanitaires qui suivent sa division, sont positionnées autour deVillers le Bretonneux.
L'ambulance stationné a Fouilloy est dédié au malades et aux régiment de la 18 DI.
HOE est lui à Villers le Bretonneux.
On peut donc supposer, compte tenu des ces éléments, que Georges a sans doute bénéficié de ses supports avant son évacuation sur Saumur ou il décédera à l'hôpital temporaire N°5

La diphtérie, maladie bactérienne contagieuse se présente comme une angine. Au debut du XX, il n'y a pas de vaccination, ni de traitement antibiotique, ce qui en fait une maladie redoutable.
C'est une maladie hautement contagieuse, épidémique et infectieuse, due à Corynebacterium diphteriae, une bactérie du groupe des bacilles, appelée aussi "bacille de KLEBS-LÖFFLER". Jusqu'aux années 1930, c'était l'une des principales causes de mortalité infantile dans le monde. La diphtérie provoque aussi d'autres symptômes : la toxine diphtérique (sécrétée par la bactérie) provoque des fièvres, une néphrite (inflammation des reins), une endocardite (inflammation de l'endocarde, membrane interne du cœur), voire une paralysie .La diphtérie maligne est particulièrement sévère et grave, car elle provoque en plus des lésions hémorragiques et des signes toxi-infectieux.
Roux et ses collaborateurs mettent au point une méthode de traitement curatif en 1894, la sérothérapie, qui fera tomber la létalité de 40 % à 2 %
C'est Gaston Ramon qui développera le premier vaccin efficace en 1923 grâce à des toxines rendues inactives : l’anatoxine diphtérique apportera une protection efficace (mais n'a aucun impact sur la circulation de la bactérie elle-même) obligatoire au service militaire suite à la loi du 21 décembre 1931
Les pertes par maladie sont pour l'ensemble de la guerre, par rapport aux pertes par le feu , dans la proportions de 175 000 à 1 150000, soit environ 13 % de décés par maladie et 87 % de décès par blessure

Par ordre d'importance décroissante les maladies epidémiques qui frappèrent les troupes de ce front (métropole) se rangent dans l'ordre suivant
Grippe 194 920 cas (9 dernier mois de la guerre)
Maladies typhoïdes 109 056 (pour les 52 mois de guerre, dont 93 975 pour les 14 premier mois)
Oreillons 59 782
Rougeole 19 113
Diphtérie 11 282
Scarlatine 9 409
Méningococcie 2 238
Varicelle 899
Variole 26
pour la diphtérie le tableau ci dessous nous donne les statistiques sur les 52 mois de campagne
pourcentage du tt des décès par année

60,33%   19,76%    8,75%      9,20%    1,96%
1915       1916        1917         1918       1919

L'année 1915 représentant les deux tiers des décès sur les 5 années , je n'ai pas, à ce jour, l'ombre d'une explication sur ce phénomène, conditions atmosphérique ? , il faut alors regarder la répartition en mois, virulence particulieres, organisation sanitaire déficience,  je ne sais.

sources

jeudi 22 novembre 2012

Support Santé V les suites de maladie contractées en service


6 poilus rentrent dans cette catégorie. Leur décès s'étagent de l'été 1915 au mois d'octobre 1918. Quatre d'entre eux sont morts dans un hôpital, un dans une ambulance, et enfin chose curieuse l'un à son domicile .
Ces informations provenant de leur fiche Mort pour la France.

TabSSMAL sur Imagesia

Sur ce petit échantillon, deux seulement sont nés à Pannes, Eugéne Leblanc, et Ernest Lioret.
Hormis Georges Delagoutte, tous ont plus de 35 ans au moment de leurs décès.
Sur les quatre décédés dans un hôpital seulement deux sont décédés dans un hôpital de l'intérieur, Georges Delagoutte et Leblanc Eugene. Casimit Garnier, appartenant « aux Jardiniers de Salonique » bénéficiera des soins d'un hôpital temporaire sous baraquement, et Coute Maria décédera dans un HOE.
Trois d'entre eux sont dans l'infanterie et les trois autres dans les services, dont deux dans le train des équipages.
Sur les fiches on a pas toujours la nature du décès, pour cela il faudrait avoir accès à leur dossier qui peut être est accessible aux archives de Limoges. Cette recherche n'a pas été faite.


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